Stances sur le refuge sûr et le refuge qui ne l’est pas
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Aṅgulimālaparittaṃ
Les brèves paroles de vérité que le vénérable Aṅgulimāla adressa, sur la suggestion du Bouddha, à une femme en train d’accoucher ; on les chante aujourd’hui pour donner courage aux femmes sur le point d’enfanter.
On le chante pour une femme proche de l’accouchement ou déjà en travail, à la maison ou à l’hôpital. Parfois c’est le mari ou un proche qui le chante au chevet ; parfois on invite des moines à le chanter avant la date prévue.
La coutume est de le réciter trois fois, mais n’importe quel nombre convient. Ce qu’il apporte, c’est de la stabilité et du réconfort à toutes les personnes présentes ; il ne remplace pas les soins des médecins et des sages-femmes. Si quelque chose vous semble anormal, prévenez immédiatement l’équipe médicale.
Certains le chantent aussi avant une opération ou d’autres moments effrayants, ce qui convient, car son cœur est l’affirmation sincère que l’on ne fait de mal à personne.
Aṅgulimāla avait été un meurtrier avant que le Bouddha ne le rencontre et ne l’arrête. Il quitta le foyer pour devenir moine et atteignit plus tard l’Éveil.
Un jour, alors qu’il faisait sa tournée d’aumône à Sāvatthī, il vit une femme sur le point d’accoucher et en grande détresse. Il revint le dire au Bouddha, qui lui demanda d’aller lui adresser des paroles de vérité. La première version était « depuis que je suis né, je ne me souviens pas d’avoir intentionnellement tué un être vivant ». Aṅgulimāla répondit que ce serait un mensonge délibéré, puisqu’il en avait tué beaucoup. Le Bouddha la modifia alors en « depuis que je suis né de la noble naissance » — c’est-à-dire depuis le jour où il avait quitté le foyer et où sa vie avait changé.
Ce chant ne parle donc pas d’un pouvoir magique. Il parle de quelque chose qui peut désormais être dit en toute honnêteté : à présent, je ne fais de mal à personne. Le récit dit que la femme accoucha alors sans danger, et depuis, les familles thaïlandaises le chantent pour les futures mères.
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