Offrande au Triple Joyau
Office du matin

Offrande au Triple Joyau

Ratanattayapūjā

Le texte qui ouvre le chant du matin : offrir fleurs, encens et bougies au Bouddha, au Dhamma et au Saṅgha avant de chanter quoi que ce soit d’autre.

Quand le réciter

C’est le premier chant de l’office du matin, récité une fois l’encens, les bougies et les fleurs disposés devant l’image du Bouddha. En général, celui qui mène le chant prononce d’abord une courte invitation, puis tous chantent ensemble.

Si vous chantez chez vous sans encens ni bougies, chantez-le simplement tel quel. Les offrandes symbolisent l’intention ; elles ne sont pas une obligation.

Après ce chant, on se prosterne trois fois, puis on passe à l’hommage préliminaire.

Contexte

Le chant s’ouvre sur yo so bhagavā, « ce Bienheureux qui… », qui désigne le Bouddha, le Dhamma et le Saṅgha par leurs qualités, puis déclare que les offrandes disposées ici sont faites pour vénérer tous les trois.

Ce sont les derniers vers qui émeuvent le plus de nombreux Thaïlandais. Ils reconnaissent simplement que le Bouddha est entré dans l’extinction finale il y a longtemps, et lui demandent néanmoins d’accepter ces modestes offrandes par bonté envers les générations suivantes. Le mot duggata-paṇṇākāra-bhūte signifie « les présents des pauvres » — celui qui chante se place volontairement en position humble.

Les trois vers de louange reprennent les termes mêmes du Tipiṭaka, par exemple ceux du Dhajagga Sutta. Leur agencement dans ce chant d’offrande fait partie de la liturgie thaïlandaise établie de longue date.

Pāli

  1. Yo so bhagavā arahaṃ sammāsambuddho Ce Bienheureux est digne, éveillé par lui-même à la vérité.
  2. Svākkhāto yena bhagavatā dhammo Le Dhamma a été bien proclamé par ce Bienheureux.
  3. Supaṭipanno yassa bhagavato sāvakasaṅgho Le Saṅgha des disciples de ce Bienheureux pratique bien.
  4. Tammayaṃ bhagavantaṃ sadhammaṃ sasaṅghaṃ À lui, ainsi qu’au Dhamma et au Saṅgha,
  5. Imehi sakkārehi yathārahaṃ āropitehi abhipūjayāma nous rendons un culte par ces offrandes, disposées aussi dignement que nous le pouvons.
  6. Sādhu no bhante bhagavā suciraparinibbutopi Vénérable, bien que vous soyez entré dans l’extinction finale il y a longtemps,
  7. Pacchimājanatānukampamānasā le cœur plein de bonté envers ceux qui sont venus après,
  8. Ime sakkāre duggatapaṇṇākārabhūte paṭiggaṇhātu veuillez accepter ces offrandes, bien qu’elles ne soient que présents de pauvres,
  9. Amhākaṃ dīgharattaṃ hitāya sukhāya pour notre bien et notre bonheur pour longtemps.

Autres chants

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