Tirokuḍḍa Kaṇḍa — stances pour dédier les mérites aux défunts
TirokuḍḍakaṇḍaṃStances du Khuddakapāṭha sur le don fait en mémoire des proches défunts, chantées lors des cérémonies de mérit…
Bhārasuttagāthā
Les stances finales du Bhāra Sutta : les cinq agrégats sont un fardeau ; le prendre est souffrance, le déposer est bien-être.
On le chante avant de s’asseoir en méditation, ou quand quelque chose semble trop lourd à continuer de porter.
Il vaut mieux le chanter lentement, en vous demandant au fil des mots à quoi vous vous êtes agrippé.
Dans le Bhāra Sutta, le Bouddha distingue quatre choses : le fardeau, celui qui le porte, le fait de le prendre et le fait de le déposer. Le fardeau, ce sont les cinq agrégats d’attachement — forme, sensation, perception, formations mentales, conscience. Celui qui le porte, c’est la personne. Le prendre, c’est le désir avide. Le déposer, c’est l’effacement de ce désir avide.
Ce qui mérite d’être remarqué, c’est que les agrégats ne sont pas lourds en eux-mêmes. Ce qui les rend lourds, c’est de les tenir pour « moi » et « mien ». L’enseignement ne consiste pas à rejeter le corps ou les sensations, mais à relâcher l’emprise qu’on exerce sur eux.
Les stances finales le résument : ayant déposé le lourd fardeau sans en reprendre un autre, ayant arraché le désir avide jusqu’à la racine, on n’a plus faim, et l’on est en paix.
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