Supposez qu’il y ait une personne ayant besoin de coeur de bois. Errant à la recherche de coeur de bois, elle prendrait une hache tranchante et entrerait dans une forêt. Là, elle verrait un gros tronc de bananier, droit et jeune et ayant poussé sans difformité. Elle le couperait à la base, couperait le haut, et déroulerait les gaines foliaires enroulées. Mais elle ne pourrait même pas trouver de bois tendre, encore moins de coeur de bois. Et une personne avec de bons yeux le verrait et le contemplerait, l’examinant rationnellement. Et cela lui apparaitrait comme complètement vide, creux, et sans substance. Car quelle substance peut-il y avoir dans un tronc de bananier ? De la même façon, un moine ou une nonne voit et contemple n’importe quel choix… l’examinant rationnellement. Et cela lui apparait comme complètement vide, creux, et sans substance. Car quelle substance peut-il y avoir dans les choix ? Supposez qu’un illusionniste ou son apprenti fasse une démonstration d’illusion à la croisée de chemins. Et une personne avec de bons yeux la verrait et la contemplerait, l’examinant rationnellement. Et cela lui apparaitrait comme complètement vide, creux, et sans substance. Car quelle substance peut-il y avoir dans une illusion ? De la même façon, un moine ou une nonne voit et contemple n’importe quelle conscience - passée, future, ou présente ; grossière ou fine ; inférieure ou supérieure ; près ou loin - l’examinant rationnellement. Et cela lui apparait comme complètement vide, creux, et sans substance. Car quelle substance peut-il y avoir dans la conscience ?