Discours groupés: Le grand chapitre

ฉบับแปลฝรั่งเศส · Sutta Piṭaka — The Basket of Discourses · Volume 19 · 146 pages

Summarised by AI from the whole volume (70 topics) — click to jump to where a topic begins.

  1. Page 98 Pabbata-vagga – La nourriture des sept facteurs d'Éveil À l'inverse, les sept facteurs d'Éveil ont eux aussi leur propre « nourriture » : l'attention appropriée (yoniso manasikāra) portée sur les conditions qui conviennent à chacun d'eux, à savoir l'attention, l'investigation des phénomènes, l'énergie, la joie, la tranquillité, la concentration et l'équanimité. Lorsqu'on porte régulièrement une attention appropriée à ce qui est la cause de chaque facteur d'Éveil, ceux qui ne sont pas encore apparus apparaissent, et ceux qui sont apparus se développen
  2. Page 98–100 Pabbata-vagga – Les conditions de l'apparition successive des facteurs d'Éveil Ce passage expose le grand bienfait qu'il y a à s'approcher des bhikkhus accomplis en vertu, en concentration, en sagesse, en libération et en connaissance et vision de la libération, et à écouter le Dhamma auprès d'eux. Car après les avoir écoutés, le bhikkhu se retire de corps et d'esprit, se remémore et réfléchit au Dhamma entendu, ce qui est le point de départ de l'apparition successive des facteurs d'Éveil : l'attention apparaît d'abord, suivie de l'investigation des phénomènes, de l'énergi
  3. Page 100–102 Pabbata-vagga – Les sept fruits des facteurs d'Éveil Lorsque les sept facteurs d'Éveil ont été cultivés et développés dans cet ordre, on peut en attendre sept fruits : de l'atteinte de l'état d'arahant dès cette vie, ou au moment de la mort, jusqu'aux différents types de non-retournant, selon le degré de destruction des liens inférieurs : celui qui atteint le nibbāna dans l'intervalle, celui qui l'atteint peu après, celui qui l'atteint sans effort, celui qui l'atteint avec effort, ou celui qui remonte le courant jusqu'au monde Akaniṭṭha. Cela mont
  4. Page 102–104 Pabbata-vagga – Sāriputta expose les facteurs d'Éveil aux bhikkhus À Sāvatthī, Sāriputta enseigne le Dhamma aux bhikkhus en parlant des sept facteurs d'Éveil, puis déclare qu'il peut demeurer dans n'importe lequel d'entre eux à volonté, le matin, à midi ou le soir ; il peut aussi connaître par lui-même si chaque facteur qu'il cultive est plein, bien établi, ou pour quelle raison il décline. Il compare cette maîtrise à celle d'un ministre du roi qui possède un coffre plein de beaux vêtements de diverses couleurs et peut choisir à son gré la paire qu'il veut port
  5. Page 155–158 Le moment approprié pour cultiver les facteurs d'Éveil quand l'esprit est abattu ou agité Une situation semblable se reproduit : des bhikkhus se voient poser par des vagabonds d'autres écoles une question à laquelle ils ne savent pas répondre. Cette fois, on leur demande quels facteurs d'Éveil cultiver quand l'esprit est abattu (līna) et lesquels quand il est agité (uddhata). Le Bouddha l'explique par une comparaison claire avec le feu : quand l'esprit est abattu, il ne faut pas cultiver les facteurs de tranquillité, de concentration et d'équanimité, car ce serait comme mettre du com
  6. Page 224–225 Ekāyanamagga-sutta et Caṇḍālavaṃsika-sutta Le Bouddha se remémore la nuit qui suivit de peu son Éveil : il vit que la « voie unique » menant les êtres à la purification, au dépassement du chagrin et au nibbāna, ce sont les quatre établissements de l'attention. Le Brahmā Sahampati, connaissant cette pensée, apparaît pour l'approuver. Vient ensuite la comparaison de l'acrobate au bambou et de sa jeune apprentie qui montent sur une haute perche : si chacun veille sur soi-même, c'est plus sûr que de laisser l'autre veiller sur soi. Le Bouddh
  7. Page 393 Jhāna-saṃyutta Le Bouddha expose les quatre jhānas selon la formule habituelle, puis compare : le bhikkhu qui cultive et développe les quatre jhānas penche, incline et tend vers le nibbāna, comme le Gange coule vers l'est. Il expose ensuite les cinq liens supérieurs (passion pour la forme, passion pour l'informel, orgueil, agitation, ignorance), et la culture des quatre jhānas sert à connaître pleinement, à comprendre et à abandonner ces liens. Cela montre que les jhānas ne sont pas qu'un état de calme, mais u
  8. Page 394–398 Ānāpāna-saṃyutta, Ekadhamma-vagga – Le sutta principal sur l'attention à la respiration L'Ānāpāna-saṃyutta s'ouvre en montrant que l'attention à la respiration (ānāpānasati) est une chose unique qui, cultivée, porte de grands fruits et de grands bienfaits. La méthode complète en seize étapes est détaillée : connaître la respiration longue et courte, ressentir tout le corps, apaiser la formation corporelle, éprouver la joie et le bonheur, apaiser la formation mentale, libérer l'esprit, jusqu'à contempler l'impermanence, le détachement, la cessation et le renoncement. Le Bouddha reli
  9. Page 398–399 Ariṭṭha-sutta – Ariṭṭha Le Bouddha demande aux bhikkhus s'ils cultivent l'attention à la respiration. Le Vénérable Ariṭṭha répond qu'il la cultive déjà, en expliquant seulement qu'il a abandonné le désir pour les plaisirs sensuels passés et futurs. Le Bouddha fait remarquer que ce n'est pas encore l'attention à la respiration véritable, même si cela existe réellement, puis il lui enseigne en détail la formule complète en seize étapes. C'est un rappel que comprendre un enseignement de façon déformée, même partiellement,
  10. Page 399–401 Kimila-sutta (début) – L'immobilité de Mahākappina Le Bouddha montre aux bhikkhus le Vénérable Mahākappina, assis calme et immobile, sans aucun mouvement du corps ni de l'esprit. Les bhikkhus confirment qu'ils le voient toujours assis ainsi, qu'il soit au milieu du Saṅgha ou seul à l'écart. Le Bouddha explique que cette immobilité provient de la concentration née de l'attention à la respiration, que celui qui la cultive obtient facilement, sans difficulté ni peine, puis il expose de nouveau en détail la manière de cultiver cette concentration.
  11. Page 401–405 La concentration par l'attention à la respiration du Bodhisatta et l'apaisement des sensations Le Bouddha raconte que même avant son Éveil, lorsqu'il était encore Bodhisatta, il demeurait le plus souvent dans cette concentration par l'attention à la respiration : son corps n'était pas fatigué, ses yeux ne se lassaient pas, et son esprit se libérait des souillures sans attachement. Il expose ensuite une série de souhaits (ākaṅkheyya) : quoi que désire un bhikkhu, tout peut être réalisé grâce à cette concentration. Il termine en expliquant que celui qui a cultivé cette concentration, qu'il
  12. Page 405–408 Vesālī-sutta – La cause de l'enseignement sur le repoussant et le passage à l'attention à la respiration À Vesālī, le Bouddha donne aux bhikkhus de nombreux enseignements sur le repoussant (asubha), louant de multiples façons la contemplation du repoussant, puis se retire en solitude pendant deux semaines. Des bhikkhus qui pratiquent cette contemplation de manière trop intense en viennent à éprouver un violent dégoût pour leur propre corps, au point d'aller chercher quelqu'un pour leur ôter la vie ; dix, vingt bhikkhus meurent chaque jour. Quand le Bouddha sort de sa retraite et remarque que le Saṅ
  13. Page 408–411 Kimila-sutta – Le lien entre l'attention à la respiration et les quatre établissements de l'attention Le Bouddha demande au Vénérable Kimila comment cultiver la concentration par l'attention à la respiration pour qu'elle porte de grands fruits, mais Kimila reste silencieux par trois fois. Ānanda prie alors le Bouddha de l'exposer lui-même. Le Bouddha explique en détail à quel établissement de l'attention se rattache chacune des seize étapes, puis il donne l'image d'un grand tas de poussière à un carrefour : de quelque direction que viennent charrettes ou chars, ils l'écrasent toujours. De même,
  14. Page 412–413 Le sutta d'Icchānaṅgala – L'attention à la respiration, demeure du Tathāgata Après trois mois de retraite à Icchānaṅgala, le Bouddha enseigne aux bhikkhus que si des vagabonds d'autres écoles leur demandent dans quelle pratique il a principalement demeuré pendant la retraite des pluies, ils doivent répondre : dans la concentration par l'attention à la respiration. Il explique que cette pratique peut être appelée à juste titre demeure noble, demeure divine et demeure du Tathāgata : pour ceux qui sont encore en entraînement (sekha), elle mène à la destruction des souillure
  15. Page 413–417 Lomasakaṅgiya-sutta – La différence entre la demeure de celui qui est en entraînement et celle du Tathāgata Mahānāma le Sakya demande au Vénérable Lomasakaṅgiya si la demeure de celui qui est en entraînement et celle du Tathāgata sont identiques. Le thera répond qu'elles diffèrent : celui qui est en entraînement n'abandonne les cinq obstacles que temporairement, pendant la méditation, tandis que l'arahant aux souillures détruites a déraciné entièrement les cinq obstacles, qui ne peuvent plus jamais surgir. Il cite ensuite l'enseignement donné par le Bouddha à Icchānaṅgala pour appuyer à nouveau son ex
  16. Page 417–423 Le sutta d'Ānanda – La progression de l'attention à la respiration jusqu'à la connaissance et la libération Ānanda demande s'il existe une chose unique qui, cultivée, porte quatre choses à leur accomplissement ; ces quatre choses, cultivées, en accomplissant sept ; et ces sept, cultivées, en accomplissant deux. Le Bouddha répond que c'est la concentration par l'attention à la respiration, qui accomplit les quatre établissements de l'attention ; ceux-ci accomplissent les sept facteurs d'Éveil, et les sept facteurs d'Éveil accomplissent la connaissance et la libération. Il explique en détail le mécanism
  17. Page 423–427 Le même enseignement répété à divers groupes de bhikkhus, et autres bienfaits de l'attention à la respiration (fin de l'Ānāpāna-saṃyutta) Le Bouddha expose de nouveau à Ānanda la progression de l'attention à la respiration vers les établissements de l'attention, les facteurs d'Éveil, puis la connaissance et la libération, et la répète encore deux fois à de grands groupes de bhikkhus venus poser la même question. Il résume ensuite brièvement les autres bienfaits de la concentration par l'attention à la respiration : elle mène à l'abandon des liens, au déracinement des tendances latentes, à la pleine compréhension du cours de la vie
  18. Page 428–430 Sotāpatti-saṃyutta, Veḷudvāra-vagga – Le monarque universel comparé au noble disciple Le Sotāpatti-saṃyutta s'ouvre par une comparaison : même un monarque universel régnant sur les quatre continents, qui renaît après la mort au ciel des Trente-trois et y jouit des plus excellents plaisirs des sens, n'est pas encore libéré de l'enfer, de la naissance animale, du domaine des esprits affamés et des états de misère. À l'inverse, le noble disciple, même s'il vit de boulettes de riz reçues à l'aumône et porte de vieux vêtements, est libéré de ces états de misère, car il possède quatre
  19. Page 430–433 Dīghāvu-sutta – Dīghāvu Le disciple laïc Dīghāvu, gravement malade et proche de la mort, demande à son père, le maître de maison Jotika, d'aller prier le Bouddha de venir le voir. Le Bouddha vient, s'enquiert de son état et lui enseigne à s'établir fermement dans les quatre facteurs de l'entrée dans le courant, ainsi que dans six qualités relevant de la connaissance, à savoir la contemplation de l'impermanence de toutes les formations. Dīghāvu répond qu'il possède déjà toutes ces qualités, mais qu'il s'inquiète du chag
  20. Page 433–434 Dialogue entre Ānanda et Sāriputta sur les facteurs de l'entrée dans le courant Ānanda demande à Sāriputta de combien de qualités est pourvue une personne dont le Bouddha déclare qu'elle est entrée dans le courant, qu'elle n'est plus sujette à la chute et qu'elle est assurée d'atteindre l'Éveil. Sāriputta répond qu'elle est pourvue de quatre qualités : une confiance inébranlable dans le Bouddha, le Dhamma et le Saṅgha, et la vertu chère aux êtres nobles.
  21. Page 434–435 Dialogue entre le Bouddha et Sāriputta sur les facteurs de l'entrée dans le courant, le courant et celui qui y est entré Le Bouddha pose à Sāriputta trois questions successives : qu'est-ce qu'un « facteur de l'entrée dans le courant », qu'est-ce que le « courant », et qui est « celui qui est entré dans le courant » ? Sāriputta répond dans l'ordre : les facteurs de l'entrée dans le courant sont la fréquentation des êtres de bien, l'écoute du Dhamma, l'attention appropriée et la pratique du Dhamma conformément au Dhamma ; le courant est le Noble Sentier octuple ; et celui qui est entré dans le courant est celui qui
  22. Page 435–440 Le sutta des charpentiers Isidatta et Purāṇa (inachevé, suite dans le fichier suivant) Les charpentiers Isidatta et Purāṇa attendent des nouvelles du retour du Bouddha après sa retraite des pluies passée ailleurs. Lorsqu'il arrive près d'un certain arbre, ils vont le voir et lui disent que chaque fois qu'ils apprennent qu'il va partir au loin, ils en sont affligés, mais que lorsqu'ils apprennent qu'il se rapproche, ils s'en réjouissent. Quand le Bouddha dit que la vie de famille est étroite, ils demandent s'il existe une étroitesse plus grande encore, et racontent comment, lors de
  23. Page 441 Thapati-sutta (fin, le texte est coupé au début de ce fragment) Ce passage est la conclusion du sutta précédent, adressé au groupe des thapati (charpentiers / maîtres d'œuvre), dont le début manque dans ce fichier. Il y est question de celui qui possède une confiance inébranlable dans le Bouddha, le Dhamma et le Saṅgha, et qui fait des dons aux personnes vertueuses sans distinction. Il se termine par les paroles de réjouissance des thapati, qui considèrent comme une grande chance que le Bouddha les connaisse ainsi.
  24. Page 441–446 Veḷudvāra-sutta – Les gens de Veḷudvāra Le Bouddha, voyageant dans le Kosala, arrive au village brahmane de Veḷudvāra. Les villageois lui demandent un enseignement qui les mène à une vie de famille heureuse et à une bonne destination. Il expose alors « l'enseignement applicable à soi-même » (attūpanāyika dhammapariyāya), le principe de se mettre à la place des autres : considérer que l'on aime la vie et ne veut pas être tué, volé, victime d'inconduite sexuelle, de mensonge ou de médisance de la part d'autrui ; par conséquent, on ne do
  25. Page 446–451 Dhammādāsa-sutta (le miroir du Dhamma) et les disciples laïcs de Ñātika Ānanda interroge le Bouddha sur la destinée après la mort de plusieurs bhikkhus, bhikkhunīs, disciples laïcs hommes et femmes. Le Bouddha indique la destinée de chacun selon le niveau de réalisation atteint, mais il juge qu'être interrogé ainsi à chaque décès lui est pénible. Il expose donc le « miroir du Dhamma », quatre qualités grâce auxquelles le noble disciple peut s'examiner lui-même et prédire sa propre destinée sans avoir à recourir au Bouddha. Cela clôt le premier chapitre, le Veḷudvāra
  26. Page 453 Brāhmaṇa-sutta – La voie des brahmanes et la véritable voie de la libération Le Bouddha critique l'enseignement des brahmanes qui prescrivent une « voie menant vers le haut » (udayagāminī paṭipadā) : se lever tôt et marcher vers l'est, en croyant que celui qui meurt en chemin ira vers une bonne destination. Il montre que c'est la voie des sots, qui ne mène ni au désenchantement, ni au détachement, ni au nibbāna. Il expose ensuite la véritable « voie menant vers le haut » dans la discipline des êtres nobles : la confiance dans le Triple Joyau et la vertu chère aux êtres n
  27. Page 453–455 Dialogue entre Sāriputta et Ānanda – Abandonner quatre choses et en posséder quatre Sāriputta demande à Ānanda combien de choses il faut abandonner et combien il faut posséder pour que le Bouddha déclare une personne entrée dans le courant. Ānanda explique qu'il faut abandonner le manque de confiance dans le Bouddha, le Dhamma et le Saṅgha, ainsi que l'immoralité, et posséder à la place la confiance et la vertu chère aux êtres nobles. Ce dialogue met clairement en évidence la différence entre les causes qui mènent à une mauvaise destination et celles qui mènent à une bonne dest
  28. Page 455–456 Sabbaduggatibhaya-sutta (2 suttas) – Le danger de toutes les mauvaises destinations Le Bouddha expose deux suttas au contenu très semblable : celui qui possède quatre qualités, la confiance dans le Bouddha, le Dhamma et le Saṅgha, et la vertu chère aux êtres nobles, dépasse le danger de toutes les mauvaises destinations, et dépasse le danger de toutes les mauvaises destinations et des chutes. Cela souligne la sécurité que ces quatre qualités assurent à celui qui est entré dans le courant.
  29. Page 456–459 Sutta sur l'encouragement des amis et des proches, et l'inébranlabilité de la foi du noble disciple Le Bouddha enseigne aux bhikkhus : ceux pour qui ils ont de l'affection ou qu'ils jugent disposés à écouter, ils doivent les encourager à s'établir dans les quatre facteurs de l'entrée dans le courant. Il montre ensuite que même les quatre éléments (terre, eau, feu, air) peuvent changer, mais que la confiance du noble disciple dans le Triple Joyau et sa vertu chère aux êtres nobles ne peuvent en aucun cas changer. Cela souligne la fermeté absolue de l'atteinte du fruit de l'entrée dans le couran
  30. Page 462 Devacārikā-sutta (3 suttas) – Mahāmoggallāna et le Bouddha visitent les devas du ciel des Trente-trois Le Vénérable Mahāmoggallāna use à deux reprises de son pouvoir surnaturel pour se rendre au ciel des Trente-trois. De nombreux devas viennent le voir et affirment que la confiance dans le Triple Joyau et la vertu chère aux êtres nobles sont la cause pour laquelle certains êtres renaissent dans une bonne destination, un monde céleste. La troisième fois, c'est le Bouddha lui-même qui s'y rend et en parle directement aux devas. Cela clôt le deuxième chapitre, le Rājakārāma-vagga.
  31. Page 463–464 Mahānāma-sutta 1 – La comparaison de la jarre de beurre clarifié ou d'huile dans l'eau Mahānāma le Sakya demande avec crainte au Bouddha où il renaîtrait s'il mourait au milieu de l'agitation d'une foule, sans avoir l'esprit tourné vers le Triple Joyau. Le Bouddha le rassure : qu'il ne craigne rien, car un esprit longuement cultivé par la foi, la vertu et la sagesse s'élève vers le haut. C'est comme lorsqu'on brise une jarre de beurre clarifié ou d'huile dans une eau profonde : les tessons coulent, mais le beurre clarifié ou l'huile remonte toujours à la surface. Cela montre que l
  32. Page 465–466 Mahānāma-sutta 2 – La comparaison de l'arbre penché Mahānāma le Sakya pose de nouveau la même question. Le Bouddha expose quatre qualités qui font pencher le noble disciple vers le nibbāna, avec une comparaison célèbre : un arbre qui penche vers l'est, lorsque ses racines sont coupées, tombe toujours du côté où il penchait déjà ; de même, un esprit qui a longuement accumulé ces quatre qualités penche vers le nibbāna à la fin de la vie.
  33. Page 466–470 Godha-sutta – Godha Mahānāma et Godha le Sakya débattent pour savoir si les facteurs de l'entrée dans le courant sont au nombre de trois ou de quatre ; ils vont ensemble interroger le Bouddha. Godha exprime une confiance ardente par degrés : qu'il n'y ait que le Bouddha seul, ou qu'il y ait aussi les bhikkhus, les bhikkhunīs, les disciples laïcs hommes et femmes, ou même le monde entier, sa confiance resterait inchangée. Le Bouddha confirme que ce sont là des paroles justes et entièrement saines.
  34. Page 470–478 Sarakāni-sutta – Sarakāni le Sakya, qui buvait de l'alcool mais fut déclaré entré dans le courant Quand Sarakāni le Sakya, qui s'était montré relâché dans l'entraînement (il buvait de l'alcool), meurt et que le Bouddha déclare qu'il était entré dans le courant, beaucoup de Sakyas le critiquent avec scepticisme. Le Bouddha explique que celui qui a pris sincèrement refuge dans le Triple Joyau pour toute sa vie ne peut pas tomber dans les états de misère. Il distingue plusieurs niveaux de personnes, toutes libérées des états de misère, et termine par une comparaison : même des semences imparfai
  35. Page 478–484 Anāthapiṇḍika-sutta – Sāriputta rend visite au malade Anāthapiṇḍika, gravement malade, fait inviter le Vénérable Sāriputta. Sāriputta vient lui rendre visite avec Ānanda et conseille au riche marchand de considérer la confiance inébranlable qu'il a réellement dans le Bouddha, le Dhamma et le Saṅgha, ainsi que sa vertu, qui n'a jamais fait défaut. À cette réflexion, les douleurs de sa maladie s'apaisent aussitôt. Avant de partir, Sāriputta récite des stances de réjouissance : celui qui a une foi et une vertu fermes n'est pas pauvre, même s'il n'a pa
  36. Page 484–488 Anāthapiṇḍika-sutta – Ānanda rend visite au malade Anāthapiṇḍika est toujours gravement malade ; cette fois, il invite le Vénérable Ānanda. Ānanda enseigne que la personne ordinaire qui n'a ni confiance dans le Triple Joyau ni vertu, voyant ses propres manquements, est saisie d'angoisse et de terreur face à la mort, tandis que le noble disciple qui possède pleinement ces quatre qualités n'a aucune peur de la mort. Le riche marchand déclare qu'il possède toutes ces qualités, et Ānanda confirme qu'il a atteint le fruit de l'entrée dans le courant.
  37. Page 488–491 Pañcaverabhaya-sutta – Les peurs et les inimitiés apaisées, et la noble méthode vue par la sagesse Le Bouddha dit que lorsque les cinq peurs et inimitiés nées du meurtre, du vol, de l'inconduite sexuelle, du mensonge et de la consommation d'intoxicants sont apaisées par l'abstention, que l'on possède les quatre facteurs de l'entrée dans le courant, et que l'on a vu clairement par la sagesse la « noble méthode » (ariya ñāya), c'est-à-dire la coproduction conditionnée, on peut déclarer soi-même que l'on est entré dans le courant. Cela montre que la compréhension des causes et conditions de la s
  38. Page 491–492 Nandaka-sutta – Nandaka Le Bouddha expose à Nandaka, ministre des Licchavis, les quatre qualités qui font entrer dans le courant, et dit que celui qui les possède est doté de longévité, de beauté, de bonheur, de renommée et de puissance, tant divines qu'humaines. Le sutta se termine par une charmante anecdote : Nandaka refuse de prendre un bain extérieur, car il considère que la confiance dans le Bouddha est le véritable bain qui purifie l'intérieur. Fin du troisième chapitre, le Sarakāni-vagga.
  39. Page 493–494 Puññābhisanda-sutta (3 suttas) – Les courants de mérite Le Bouddha expose trois suttas de structure semblable sur les quatre « courants de mérite, courants de bien, nourriture du bonheur ». Le premier utilise les quatre facteurs habituels ; le second remplace le dernier par un esprit libre d'avarice qui se réjouit de donner ; et le troisième par la sagesse qui voit l'apparition et la disparition, menant à la juste fin de la souffrance. Cela montre que la foi, la générosité et la sagesse sont, tout comme la vertu, des sources de mérite qui nourrissent
  40. Page 494–495 Devapada-sutta (texte interrompu à la fin du fichier) Le Bouddha expose les quatre « devapada », les traces ou chemins des devas, qui purifient les êtres encore impurs : la confiance dans le Bouddha, le Dhamma et le Saṅgha, et la vertu chère aux êtres nobles. Dans le second sutta, il précise que celui qui possède ces qualités considère qu'il vit sans nuire à aucun être. Ce passage s'interrompt au milieu d'une phrase à la fin du fichier (page 495).
  41. Page 497 Devapada-sutta (fin) et Sabhāgata-sutta Le début est la fin du Devapada-sutta, interrompu à la page précédente, qui parle des quatre « devapada », qualités qui purifient les êtres encore impurs. Suit le Sabhāgata-sutta, qui montre que les devas qui possédaient, lorsqu'ils étaient en ce monde, une confiance inébranlable dans le Bouddha, le Dhamma et le Saṅgha et la vertu chère aux êtres nobles, et qui, après avoir quitté ce monde, sont nés parmi les devas, se réjouissent d'accueillir les disciples dotés des mêmes qualités qui viennent
  42. Page 497–498 Sagāthakapuññābhisanda-vagga – Mahānāma-sutta Mahānāma le Sakya demande au Bouddha comment une personne est un disciple laïc, accompli en vertu, en foi, en générosité et en sagesse. Le Bouddha répond dans l'ordre : il faut prendre refuge dans le Triple Joyau, s'abstenir des cinq actions malsaines, avoir une foi ferme dans l'Éveil du Bouddha, avoir un esprit libre d'avarice qui se réjouit de donner, et avoir la sagesse qui voit l'apparition et la disparition, menant à la fin de la souffrance. Il conclut par une comparaison : ces qualités du
  43. Page 498–499 Kāḷigodhā-sutta – Kāḷigodhā Le Bouddha se rend à la demeure de Kāḷigodhā, une femme sakya, et expose les quatre facteurs de l'entrée dans le courant : la confiance inébranlable dans le Bouddha, le Dhamma et le Saṅgha, et la vertu chère aux êtres nobles. Kāḷigodhā affirme qu'elle possède pleinement ces qualités, ainsi qu'un esprit libre d'avarice, heureux de donner à ceux qui ont vertu et bonnes qualités. Le Bouddha déclare alors qu'elle a atteint le fruit de l'entrée dans le courant ; c'est un exemple montrant qu'une femme
  44. Page 499–502 Nandiya-sutta – Nandiya Nandiya le Sakya demande si un noble disciple qui ne possède aucun des quatre facteurs de l'entrée dans le courant doit être considéré comme négligent. Le Bouddha explique que celui qui ne possède aucune de ces qualités est une personne ordinaire, extérieure à l'enseignement. Il montre ensuite la différence entre le noble disciple négligent et celui qui est vigilant : même s'il possède la foi, la confiance et la vertu, s'il s'en contente sans s'efforcer de cultiver davantage la solitude, il est
  45. Page 506–507 Sagāthakapuññābhisanda-vagga, 5e chapitre – Puññābhisanda-sutta (3 versions) Cette série de suttas expose à trois reprises les quatre « courants de mérite, courants de bien », nourriture du bonheur : la confiance dans le Bouddha, le Dhamma et le Saṅgha, le quatrième facteur étant tour à tour la vertu, la générosité ou la sagesse. Elle souligne que le mérite du noble disciple doté de ces qualités ne peut être mesuré, comme l'eau du grand océan ne peut être mesurée en boisseaux. Elle illustre le principe selon lequel des qualités fondamentales accumulées continûment croiss
  46. Page 507–509 Les facteurs de richesse et d'entrée dans le courant – Nandiya, Bhaddiya, Mahānāma-sutta Cette section se compose de courts suttas répétant le même schéma : quatre qualités font du noble disciple quelqu'un de riche, doté de grands biens et d'une grande renommée, et qui est entré dans le courant, assuré d'atteindre l'Éveil. Le même enseignement est répété séparément, à la demande de Nandiya, de Bhaddiya et de Mahānāma, à Kapilavatthu, dans cet ordre. La section se termine par une autre série de facteurs de l'entrée dans le courant : fréquenter les êtres de bien, écouter le vrai Dhamm
  47. Page 513 Dhammadinna-sutta – Dhammadinna Le disciple laïc Dhammadinna, accompagné de 500 disciples laïcs, vient demander au Bouddha une exhortation pour leur bien et leur bonheur durables. Le Bouddha leur enseigne à s'appliquer de temps en temps à étudier et méditer les suttas profonds qui traitent de la vacuité. Dhammadinna répond que c'est difficile pour des laïcs qui vivent en famille avec femme et enfants, et demande un enseignement adapté à ceux qui observent les cinq préceptes. Le Bouddha leur enseigne alors plutôt à posséder la
  48. Page 513–516 Mahānāma-sutta – Réconforter un disciple laïc gravement malade Mahānāma demande comment réconforter un disciple laïc gravement malade et proche de la mort. Le Bouddha enseigne à le réconforter par quatre qualités, la confiance dans le Triple Joyau et la vertu, puis montre comment détacher progressivement le malade de ses attachements : du souci de ses parents, de sa femme et de ses enfants, des plaisirs sensuels humains, en élevant son esprit vers des mondes divins de plus en plus élevés jusqu'au monde de Brahmā, et enfin en détournant son esprit même du mo
  49. Page 516–519 Sappañña-vagga (fin) et 7e chapitre, Mahāpañña-vagga Cette section est une liste d'enseignements présentés sous forme abrégée (peyyāla) : fréquenter les êtres de bien, écouter le vrai Dhamma, porter une attention appropriée et pratiquer le Dhamma conformément au Dhamma sont la cause de l'obtention des quatre fruits, ainsi que de l'obtention, de la croissance et de la plénitude de la sagesse. Elle se poursuit avec le Mahāpañña-vagga, qui énumère treize appellations de différents types de sagesse, toutes issues de ces mêmes quatre causes. Cela clôt
  50. Page 520–521 Sacca-saṃyutta, 1er chapitre, Samādhi-vagga – La cause de la connaissance conforme à la réalité Début du Sacca-saṃyutta. Le Bouddha enseigne que le bhikkhu doit cultiver la concentration, car celui dont l'esprit est concentré connaît clairement les choses telles qu'elles sont : il sait clairement « ceci est la souffrance, ceci est l'origine de la souffrance, ceci est la cessation de la souffrance, ceci est le chemin qui mène à la cessation de la souffrance ». Il enseigne de même aux bhikkhus à se retirer en solitude pour s'efforcer de réaliser les quatre nobles vérités.
  51. Page 521–523 Les fils de bonne famille, les samaṇas et les brahmanes qui réalisent les nobles vérités Cette série de suttas répète sous une même forme que les fils de bonne famille qui quittent correctement le monde, que ce soit dans le passé, l'avenir ou le présent, le font tous pour réaliser les quatre nobles vérités telles qu'elles sont ; de même, les samaṇas et les brahmanes qui ont réalisé, réaliseront ou réalisent l'Éveil dans les trois temps ne réalisent que ces quatre nobles vérités. Cela souligne que le but de la vie monastique et de l'Éveil, à toutes les époques, converge vers les quat
  52. Page 523–527 Samādhi-vagga – Pensées et paroles à cultiver et à éviter Le Bouddha interdit aux bhikkhus d'entretenir des pensées malsaines, pensées de désir sensuel, de malveillance et de cruauté, ainsi que les pensées spéculatives, comme de savoir si le monde est éternel ou non, ou ce qu'il advient du Tathāgata après la mort, car ces pensées ne mènent ni au désenchantement, ni au détachement, ni à la cessation de la souffrance ; il faut plutôt réfléchir aux quatre nobles vérités. De même, il interdit les discussions querelleuses où chacun veut l'emporter et les 32
  53. Page 528–532 Dhammacakkappavattana-vagga – Dhammacakkappavattana-sutta, la mise en mouvement de la roue du Dhamma Le premier enseignement donné au groupe des cinq ascètes, au parc aux cerfs d'Isipatana. Il commence en montrant les deux extrêmes que celui qui a quitté le monde ne doit pas pratiquer : l'attachement aux plaisirs sensuels et la mortification. Le Bouddha expose ensuite la voie du milieu, le Noble Sentier octuple, puis les quatre nobles vérités de façon complète, avec la connaissance en trois tours et douze aspects. À la fin de l'enseignement, Añña Koṇḍañña obtient l'œil du Dhamma, le premier de
  54. Page 532–534 Tathāgata-sutta – La connaissance et la vision de tous les Tathāgatas Ce sutta reprend le principe que le Bouddha avait énoncé à son propre sujet dans le Dhammacakkappavattana-sutta, mais l'élargit en principe général pour « tous les Tathāgatas » : l'œil, la connaissance, la sagesse, le savoir et la lumière apparaissent à l'égard de choses jamais entendues auparavant, à savoir la réalisation des quatre nobles vérités dans leurs trois tours et douze aspects. Cela montre que la réalisation complète des quatre nobles vérités est la condition universelle de tout Boudd
  55. Page 534–536 Les nobles vérités à travers les agrégats et les bases sensorielles Ce sutta présente les quatre nobles vérités sous un autre angle : il définit la noble vérité de la souffrance comme les cinq agrégats d'attachement, puis, une seconde fois, comme les six bases sensorielles internes. L'origine, la cessation et le chemin restent définis comme auparavant : la soif, la cessation de la soif et le Sentier octuple. Cela montre que les nobles vérités peuvent être expliquées à travers différents cadres du Dhamma, mais que l'essence de la souffrance ne se trouve pas en de
  56. Page 536–539 Se souvenir des nobles vérités, et définition de l'ignorance et de la connaissance Le Bouddha demande aux bhikkhus s'ils se souviennent des quatre nobles vérités qu'il a enseignées. Un bhikkhu répond de façon exacte et complète, puis demande le sens de l'ignorance (avijjā) et de la connaissance (vijjā). La réponse est que l'ignorance est le fait de ne pas connaître les quatre nobles vérités, et la connaissance le fait de les comprendre clairement. Cela montre que l'ignorance et la connaissance ne sont pas des notions abstraites, mais sont directement liées à la connaissance ou
  57. Page 539–541 L'infinité des explications, et le Koṭigāma-sutta La première partie dit que les quatre nobles vérités peuvent être expliquées, formulées et exprimées de manière illimitée, et qu'elles sont vraies, sans erreur, et pas autrement. S'ouvre ensuite un nouveau chapitre avec le Koṭigāma-sutta, où le Bouddha dit que c'est faute d'avoir réalisé les quatre nobles vérités que lui-même et les bhikkhus ont dû errer si longtemps dans le saṃsāra, avec des stances : une fois les nobles vérités vues, la corde qui mène à l'existence est arrachée, la racine de l
  58. Page 542–544 Les vrais samaṇas et brahmanes, et la cause de la destruction des souillures Le Bouddha enseigne que les samaṇas et les brahmanes qui ne connaissent pas clairement les quatre nobles vérités telles qu'elles sont n'atteignent pas vraiment le but de l'état de samaṇa ou de brahmane, tandis que ceux qui les connaissent clairement l'atteignent réellement ; des stances développent la libération de l'esprit et la libération par la sagesse. Il montre ensuite que c'est parce qu'il a réalisé clairement les quatre nobles vérités que le Tathāgata est appelé l'Arahant, le Parfaitement
  59. Page 544–546 Pourquoi on les appelle nobles vérités, et les devoirs envers les quatre nobles vérités Le Bouddha enseigne que les amis, collègues, parents ou proches pour qui l'on a de l'affection doivent être encouragés à s'établir dans la compréhension des quatre nobles vérités. Il explique ensuite qu'on appelle ces enseignements « nobles vérités » parce qu'ils sont vrais, sans erreur, et pas autrement, et parce que le Tathāgata, qui est un être noble, les a exposés. Parmi ces quatre nobles vérités, la souffrance doit être pleinement comprise, l'origine abandonnée, la cessation réalisée et le
  60. Page 546–547 Gavampati-sutta – Qui voit une vérité les voit toutes Plusieurs theras discutent pour savoir si celui qui voit la souffrance voit aussi l'origine de la souffrance, la cessation de la souffrance et le chemin qui y mène. Le Vénérable Gavampati affirme que quiconque voit l'une de ces quatre vérités voit toujours aussi les trois autres, car les quatre nobles vérités sont liées comme causes et effets en un seul tout. Cela montre la nature globale de la réalisation des nobles vérités.
  61. Page 548–549 Siṃsapāpaṇṇa-vagga – La comparaison des feuilles de siṃsapā Le Bouddha prend une poignée de feuilles de siṃsapā et demande aux bhikkhus lesquelles sont les plus nombreuses : les feuilles dans sa main ou celles de toute la forêt. Quand les bhikkhus répondent que celles de la forêt sont incomparablement plus nombreuses, il dit que ce qu'il a connu directement sans l'enseigner est de même incomparablement plus vaste que ce qu'il a enseigné. S'il ne l'enseigne pas, c'est que cela ne mène pas à la libération ; ce qu'il enseigne, ce ne sont que les quatre nobl
  62. Page 549–550 La comparaison des feuilles pour puiser de l'eau, et du bâton jeté en l'air Le Bouddha montre qu'il est impossible que quelqu'un prétende mettre fin à la souffrance sans avoir d'abord réalisé les quatre nobles vérités telles qu'elles sont, comme quelqu'un qui tenterait de faire un récipient avec des feuilles inadaptées et espérerait puiser de l'eau. Il donne ensuite la comparaison d'un bâton jeté en l'air, qui retombe tantôt par la base, tantôt par le milieu, tantôt par le bout : de même, les êtres voilés par l'ignorance et liés par la soif errent de ce monde vers un au
  63. Page 550 La comparaison du vêtement ou de la tête en feu (début, texte interrompu à la fin du fichier) Le Bouddha demande aux bhikkhus ce qu'il faudrait faire si leur vêtement ou leur tête prenait feu. Les bhikkhus répondent qu'il faudrait faire preuve d'un désir, d'un effort, d'une persévérance, d'une ardeur, d'une ténacité intenses, avec une attention et une claire compréhension extrêmes, pour éteindre au plus vite le feu du vêtement ou de la tête. Ce passage s'interrompt au milieu du sutta, car le fichier lu se termine exactement à la page 550.
  64. Page 551 La comparaison de l'homme frappé chaque jour de trois cents lances Le Bienheureux donne une comparaison : même si un homme vivant cent ans était transpercé de lances trois fois par jour, cent lances à chaque fois, pendant toute sa vie, cela vaudrait encore la peine pour pénétrer les quatre nobles vérités, car la souffrance d'avoir été frappé par des armes tout au long du saṃsāra, dont le commencement n'est pas connaissable, est bien plus grande encore. Il ne dit pas que la pénétration des nobles vérités doit se payer de souffrance et de chagrin ; il dit au cont
  65. Page 552–553 La comparaison des créatures de l'océan empalées, et l'aube, la lune et le soleil levant Le Bouddha donne une comparaison : si l'on prenait tout le bois du Jambudīpa pour en faire des pieux et y empaler toutes les créatures, petites et grandes, de l'océan, il resterait encore une multitude de créatures minuscules impossibles à empaler ; de même, ceux qui échappent à de si vastes états de misère sont ceux qui ont réalisé les quatre nobles vérités. Il dit ensuite que, comme l'aube est le signe avant-coureur du lever du soleil, la vue juste est le signe avant-coureur de la pénétration
  66. Page 565 Le jeune Licchavi qui tire à l'arc par un trou de serrure, et la comparaison du crin fendu en sept Ānanda voit de jeunes Licchavis tirer des flèches avec précision, l'une après l'autre, à travers un petit trou de serrure, et admire leur entraînement. Quand il le rapporte au Bouddha, celui-ci lui demande ce qui est le plus difficile : tirer ainsi à l'arc, ou atteindre de la pointe d'un crin de cheval fendu en sept la pointe d'un autre crin. Ānanda répond que la seconde chose est plus difficile. Le Bouddha dit alors que pénétrer les quatre nobles vérités telles qu'elles sont est plus difficile
  67. Page 566–567 La comparaison des ténèbres de l'espace entre les mondes (lokantarika) Le Bouddha parle de l'espace entre les systèmes de mondes, si obscur que même la lumière de la lune et du soleil, pourtant puissants, n'y parvient pas. Quand un bhikkhu demande s'il existe des ténèbres plus grandes encore, il répond que les samaṇas et les brahmanes qui ne réalisent pas les quatre nobles vérités se complaisent dans les formations qui mènent à la naissance, à la vieillesse et à la mort, et tombent ainsi dans les ténèbres de la naissance, de la vieillesse et de la mort, plus obscur
  68. Page 568 La comparaison de la tortue aveugle et du joug percé d'un seul trou dans l'océan Le Bouddha donne une comparaison célèbre : si un joug de bois percé d'un seul trou flottait sur l'océan, et qu'une tortue aveugle sortait la tête une fois tous les cent ans, il serait presque impossible que le cou de la tortue passe exactement dans le trou du joug. Mais il dit que pour le sot tombé dans les états de misère, la chance de renaître comme être humain est plus infime encore, car dans les états de misère il n'y a pas de pratique du Dhamma, seulement des êtres qui se nuisent mutuelleme
  69. Page 569–571 La comparaison des sept cailloux et du mont Sineru Le Bouddha donne une comparaison : si l'on plaçait sept cailloux de la taille d'un grain de haricot mungo à côté du mont Sineru, ces cailloux seraient si petits qu'ils ne supporteraient aucune comparaison avec la montagne. De même, la souffrance qui reste au noble disciple accompli dans la vue (celui qui est entré dans le courant), qui renaîtra tout au plus sept fois, est infime comparée à la masse de souffrance déjà détruite. Cela montre l'immense bienfait de la pénétration des quatre nobles vé
  70. Page 572–577 Série de comparaisons sur la souffrance infime qui reste à celui qui est entré dans le courant (Abhisamaya-vagga) Cette série de suttas du sixième chapitre, l'Abhisamaya-vagga, montre le Bouddha utilisant plusieurs comparaisons pour souligner un même principe : la souffrance qui reste au noble disciple accompli dans la vue est infime comparée à celle qui a déjà cessé. Par exemple, la poussière sur le bout de l'ongle comparée à toute la terre, l'eau sur la pointe d'un brin d'herbe kusa comparée à un étang plein, deux ou trois gouttes d'eau comparées à l'eau des cinq grands fleuves ou de l'océan, et sept cail