Au moment, Ananda, où un mendiant s’entraîne : ’je vais inspirer en ressentant l’exaltation’ ; où il s’entraîne : «je vais expirer en ressentant l’exaltation’ ; où il s’entraîne : «je vais inspirer en ressentant le bien-être’ ; où il s’entraîne : «je vais expirer en ressentant le bien-être’ ; où il s’entraîne : «je vais inspirer en ressentant les fabrications de l’esprit’ ; où il s’entraîne : «je vais expirer en ressentant les fabrications de l’esprit’ ; où il s’entraîne : «je vais inspirer en calmant les fabrications de l’esprit’ ; où il s’entraîne : «je vais expirer en calmant les fabrications de l’esprit’, à ce moment-là le mendiant reste à observer les ressentis dans les ressentis, ardent, doué d’un discernement attentif, présent d’esprit, ayant abandonné convoitise et déplaisance mentale vis-à-vis du monde. Et quelle en est la raison ? Je parle, Ananda, de l’attention minutieuse portée à l’inspiration-et-expiration comme d’un certain ressenti. C’est pourquoi, Ananda, à ce moment-là, un mendiant reste à observer les ressentis dans les ressentis, ardent, doué d’un discernement attentif, présent d’esprit, ayant abandonné convoitise et déplaisance mentale vis-à-vis du monde. Au moment, Ananda, où un mendiant s’entraîne : ’je vais inspirer en ressentant l’esprit’ ; où il s’entraîne : «je vais expirer en ressentant l’esprit’ ; où il s’entraîne : «je vais inspirer en réjouissant l’esprit’ ; où il s’entraîne : «je vais expirer en réjouissant l’esprit’ ; où il s’entraîne : «je vais inspirer en concentrant l’esprit’ ; où il s’entraîne : «je vais expirer en concentrant l’esprit’ ; où il s’entraîne : «je vais inspirer en délivrant l’esprit’ ; où il s’entraîne : «je vais expirer en délivrant l’esprit’, à ce moment-là le mendiant reste à observer l’esprit dans l’esprit, en étant ardent, doué d’un discernement attentif, présent d’esprit, ayant abandonné convoitise et déplaisance mentale vis-à-vis du monde. Et quelle en est la raison ? Je ne parle pas, Ananda, de développement de la concentration au moyen de la présence de l’esprit sur la respiration pour celui qui est étourdi d’esprit et qui n’est pas doué d’un discernement attentif. C’est pourquoi, Ananda, à ce moment-là, un mendiant reste à observer l’esprit dans l’esprit, en étant ardent, doué d’un discernement attentif, présent d’esprit, ayant abandonné convoitise et déplaisance mentale vis-à-vis du monde. Au moment, Ananda, où un mendiant s’entraîne : ’je vais inspirer en contemplant l’impermanence’ ; où il s’entraîne : «je vais expirer en contemplant l’impermanence’ ; où il s’entraîne : «je vais inspirer en contemplant le désintéressement’ ; où il s’entraîne : «je vais expirer en contemplant le désintéressement’ ; où il s’entraîne : «je vais inspirer en contemplant la cessation’ ; où il s’entraîne : «je vais expirer en contemplant la cessation’ ; où il s’entraîne : «je vais inspirer en contemplant la renonciation’ ; où il s’entraîne : «je vais expirer en contemplant la renonciation’, à ce moment-là le mendiant reste à observer le Dhamma dans les phénomènes, ardent, doué d’un discernement attentif, présent d’esprit, ayant abandonné convoitise et déplaisance mentale vis-à-vis du monde. Ayant vu avec discernement ce qu’est l’abandon de la convoitise et de la déplaisance mentale, il observe minutieusement avec équanimité. C’est pourquoi, Ananda, à ce moment-là, un mendiant reste à observer le Dhamma dans les phénomènes, ardent, doué d’un discernement attentif, présent d’esprit, ayant abandonné convoitise et déplaisance mentale vis-à-vis du monde. Voici, Ananda, comment la concentration au moyen de la présence de l’esprit sur la respiration est développée et cultivée, de manière à porter les quatre mises en place de la présence d’esprit à leur complétude.