Mendiants, si lorsqu’il se tient assis, une pensée de sensualité, une pensée de malveillance, ou une pensée de non-inoffensivité apparaît chez un mendiant et qu’il n’y consent pas, qu’il l’abandonne, qu’il la dissipe, qu’il l’élimine, qu’il la fait disparaître, on dit d’un mendiant se tenant assis dans cet état qu’il est ardent, qu’il a de la crainte morale, qu’il est constamment énergique et qu’il se voue à l’effort. Mendiants, si lorsqu’il se tient couché en état de veille, une pensée de sensualité, une pensée de malveillance, ou une pensée de non-inoffensivité apparaît chez un mendiant et qu’il n’y consent pas, qu’il l’abandonne, qu’il la dissipe, qu’il l’élimine, qu’il la fait disparaître, on dit d’un mendiant se tenant couché dans cet état de veille qu’il est ardent, qu’il a de la crainte morale, qu’il est constamment énergique et qu’il se voue à l’effort. Que ce soit en marchant ou en se tenant debout, En se tenant assis ou couché, Celui qui pense une pensée Mauvaise, liée à la vie de foyer, S’est engagé sur une mauvaise voie, Épris de choses illusoires. Il est impossible à un tel mendiant De toucher l’éveil suprême. Que ce soit en marchant ou en se tenant debout, En se tenant assis ou couché, Ayant calmé ses pensées, Savourant l’apaisement des pensées, Il est possible à un tel mendiant De toucher l’éveil suprême. En marchant Au-delà de la vertu Mendiants, demeurez accomplis en vertu, observez le Patimokkha, demeurez restreints par la restreinte du Patimokkha, accomplis en (bonne) conduite et dans son domaine (d’activité), voyant le danger dans la moindre des fautes, entreprenez les règles de l’entraînement et entraînez-y vous. Une fois que vous demeurez accomplis en vertu, que vous observez le Patimokkha, que vous demeurez restreints par la restreinte du Patimokkha, accomplis en (bonne) conduite et dans son domaine (d’activité), voyant le danger dans la moindre des fautes, que vous entreprenez les règles de l’entraînement et que vous vous y entraînez, qu’y a-t-il à faire de plus ?