Ainsi parla Brahma Sahampati. Ayant dit cela, m’ayant rendu hommage en me maintenant à sa droite, il disparut sur-le-champ. Alors, mendiants, ayant entendu la requête de Brahma et ce qui était approprié à mon cas, j’ai vécu en dépendance vis-à-vis de ce Dhamma auquel je me suis éveillé, en l’honorant et le révérant. Et maintenant que la Communauté a elle aussi atteint sa grandeur, mendiants, j’ai du respect envers elle. À Ourouvéla À Ourouvéla Un jour, mendiants, je séjournais à Ourouvéla, au bord du fleuve Nerañjara, au pied du banian des chevriers, peu après avoir atteint l’éveil. Ce jour-là, un certain nombre de brahmanes âgés, vieux, séniles, avancés en âge, décrépits vinrent me voir et échangèrent des courtoisies avec moi. Après cet échange de courtoisies et de salutations amicales, il s’assirent d’un côté. Tandis qu’ils étaient assis là, ces brahmanes me dirent : « Sieur Gotama, nous avons entendu dire ceci : “Le renonçant Gotama ne rend pas hommage aux brahmanes qui sont âgés, vieux, séniles, avancés en âge, décrépits, il ne se lève de son siège par respect envers eux, ni ne les invite à s’asseoir”, et en effet, nous constatons que le Sieur Gotama ne rend pas hommage aux brahmanes qui sont âgés, vieux, séniles, avancés en âge, décrépits, qu’il ne se lève de son siège par respect envers eux, ni ne les invite à s’asseoir. Ce n’est pas correct, Sieur Gotama. » Alors, mendiants, je me suis dit : “Ces vénérables ne savent pas ce qu’est un aîné ni ce qu’est le caractère d’un aîné.” Mendiants, même si un individu est un aîné, âgé de quatre-vingt ans, quatre-vingt dix ans ou cent ans, s’il parle au mauvais moment, qu’il dit des choses non factuelles, non bénéfiques, contraires au Dhamma, contraires à la Discipline, qu’il dit des choses inutiles, au mauvais moment, sans raison (définie), sans modération, et qu’il dit des choses non profitables, alors il est considéré comme étant un sot aîné.