Kalamas, ne vous fiez ni à ce que vous avez entendu, ni à la tradition, ni à ce qui est communément admis, ni à ce qui est transmis dans des textes, ni aux raisonnements, ni aux inférences, ni à la réflexion profonde, ni à l’acceptation d’une opinion après l’avoir méditée, ni à ce qui semble possible, ni à (la pensée :) “Ce renonçant est notre enseignant”. Kalamas, ce dont vous savez par vous-même être des choses avantageuses, des choses irréprochables, des choses recommandées par les sages, des choses qui, lorsqu’elles sont entreprises et accomplies, sont à votre avantage et mènent au bien-être, vous devriez les entreprendre et vivre en accord avec elles. Qu’est-ce que vous en pensez, Kalamas, lorsque l’absence d’avidité apparaît intérieurement chez une personne, est-ce qu’elle apparaît à son avantage ou à son préjudice ? — À son avantage, Bhanté. — Un homme non avide, Kalamas, qui n’est pas possédé par l’avidité, son esprit n’étant pas sous son emprise, ne tue pas d’êtres vivants, ne se saisit pas de ce qui n’a pas été donné, ne va pas à la femme d’un autre, ne dit pas de mensonges et n’incite pas les autres à en faire autant, ce qui sera à son avantage et mènera à son bien-être pour longtemps. — En effet, Bhanté. — Qu’est-ce que vous en pensez, Kalamas, lorsque l’absence de haine apparaît intérieurement chez une personne (…) lorsque l’absence de délusion apparaît intérieurement chez une personne, est-ce qu’elle apparaît à son avantage ou à son préjudice ? (…) ce qui sera à son avantage et mènera à son bien-être pour longtemps.