Discours numérotés: Livres des uns, deux et trois

ฉบับแปลฝรั่งเศส · Sutta Piṭaka — The Basket of Discourses · Volume 20 · 279 pages

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  1. Page 1–3 Rūpādi-vagga – Ce qui envahit l'esprit des hommes et des femmes Le Bouddha dit aux bhikkhus qu'aucune forme, aucun son, aucune odeur, aucune saveur ni aucun contact n'envahit l'esprit d'un homme autant que la forme, le son, l'odeur, la saveur et le contact d'une femme, et qu'il en va de même, inversement, pour l'esprit d'une femme. Cela montre le pouvoir des cinq plaisirs des sens sur l'esprit des personnes ordinaires des deux sexes. C'est le passage d'ouverture de l'Aṅguttara-nikāya, Livre des Uns, qui suit un schéma répétitif en passant en revue chaque sen
  2. Page 3–5 Nīvaraṇappahāna-vagga – L'abandon des obstacles Le Bouddha expose par paires ce qui fait naître ou croître les cinq obstacles, le désir sensuel, la malveillance, la torpeur et la somnolence, l'agitation et le remords, et le doute, et ce qui les empêche de naître ou les fait abandonner. Par exemple, l'attention inappropriée portée à un signe attrayant fait naître le désir sensuel, tandis que la culture de la libération de l'esprit par la bienveillance est la cause de l'abandon de la malveillance. C'est un principe de pratique fondamental perme
  3. Page 5–7 Citta-vagga – L'esprit non cultivé et l'esprit cultivé Le Bouddha dit que rien, lorsqu'il n'est pas cultivé, ne mène à un aussi grand mal, et, lorsqu'il est cultivé, à un aussi grand bien que l'esprit. Il le répète sous plusieurs aspects, selon que l'esprit est manifesté ou non, développé ou non : l'esprit non entraîné apporte la souffrance, et l'esprit bien entraîné apporte le bonheur. Cela souligne l'importance de la culture de l'esprit comme fondement de toute pratique du Dhamma.
  4. Page 7–9 Adanta-vagga – L'esprit non dompté Dans la continuité du chapitre précédent, le Bouddha montre que l'esprit non dompté, non gardé, non protégé et non maîtrisé mène à un grand mal, tandis que l'esprit dompté, gardé, protégé et maîtrisé mène à un grand bien. Le chapitre se termine par un sutta qui réunit ces quatre qualités, soulignant que le soin complet de l'esprit est la clé de la libération de la souffrance.
  5. Page 9–11 Paṇihitaaccha-vagga – La comparaison de la barbe de riz, de l'étang limpide et de l'esprit lumineux Ce chapitre est riche en comparaisons profondes. Il commence par la barbe d'un épi de riz ou d'orge : mal orientée, elle ne perce pas la main, mais bien orientée, elle la perce ; de même, un esprit mal dirigé ne peut briser l'ignorance et atteindre le nibbāna. Vient ensuite l'idée que la personne à l'esprit souillé va en enfer, et celle à l'esprit clair va au ciel ; puis la comparaison de l'étang trouble ou limpide, qui empêche ou permet de voir ce qui se trouve dans l'eau ; la comparaison du sa
  6. Page 11–13 Accharāsaṅghāta-vagga – Le temps d'un claquement de doigts Ce chapitre développe le thème de l'esprit lumineux : la personne ordinaire non instruite ne sait pas, conformément à la réalité, si l'esprit est souillé ou libéré, et c'est pourquoi elle ne cultive pas l'esprit, à la différence du noble disciple instruit. Le Bouddha enseigne ensuite que même si un bhikkhu cultive la bienveillance le temps d'un claquement de doigts, on peut dire qu'il n'est pas dépourvu de jhāna, qu'il suit l'enseignement du Maître et qu'il ne consomme pas en vain la nourriture
  7. Page 13–16 Viriyārambhādi-vagga – Les conditions de la croissance et du déclin des états sains Une série de courts suttas passe en revue, par paires opposées, les qualités qui font décliner ou croître les états sains : l'effort énergique et la paresse, le peu de désirs et les grands désirs, le mécontentement et le contentement, l'attention appropriée et l'attention inappropriée, les bons amis et les mauvais amis. Chaque paire est présentée selon le même schéma : cette qualité est la seule cause qui fait naître les états malsains non encore apparus et décliner les états sains déjà apparus,
  8. Page 16–18 Kalyāṇamittādi-vagga – La bonne amitié Dans la continuité du chapitre précédent, il est question du bon ami comme cause de la croissance des états sains, de la fréquentation ou non des états sains et malsains, et de l'attention appropriée ou inappropriée comme cause de l'apparition et du plein développement, ou non, des facteurs d'Éveil. Le Bouddha compare ensuite : la perte des proches, des richesses et de la renommée est peu de chose, mais la perte de la sagesse est la pire des pertes. Il enseigne aux bhikkhus à s'appliquer avant t
  9. Page 18–21 Pamādādi-vagga – Les conditions d'un grand bien et d'un grand mal Ce chapitre reprend la même série de qualités, la négligence, la paresse, les grands désirs, le mécontentement, l'attention inappropriée, les mauvais amis, et leurs contraires, dans un nouveau cadre : chacune est la seule cause qui mène directement à un grand mal ou à un grand bien, sans plus être liée spécifiquement à l'apparition ou au déclin des états sains et malsains. Cela souligne l'importance de ces qualités fondamentales dans une perspective plus large.
  10. Page 21–23 Le facteur interne et le facteur externe du bien et du mal Le Bouddha répartit la même série de qualités, comme la négligence ou la vigilance, la paresse ou l'effort, en deux facteurs : le facteur interne (ajjhattika aṅga), c'est-à-dire les qualités mentales propres à chacun, et le facteur externe (bāhira aṅga), c'est-à-dire le fait d'avoir de bons ou de mauvais amis et de fréquenter tel ou tel état. Chacun est la seule cause qui mène à un grand mal ou à un grand bien. Cela montre que les conditions internes à la personne comme l'environnement social in
  11. Page 23–25 Les causes du déclin et de la persistance du vrai Dhamma La même série de qualités est présentée de nouveau dans un contexte plus large que la personne : comme cause de l'effacement et de la disparition du vrai Dhamma, ou comme cause de sa persistance sans effacement. Par exemple, la négligence fait décliner le vrai Dhamma, et la vigilance le fait durer. Cela relie les qualités personnelles à la pérennité de l'enseignement dans son ensemble. Fin du dixième chapitre de l'Ekadhamma-pāḷi.
  12. Page 25–28 Les bhikkhus qui minent ou préservent le vrai Dhamma Le Bouddha blâme les bhikkhus qui présentent ce qui n'est pas le Dhamma comme le Dhamma, le Dhamma comme n'étant pas le Dhamma, ce qui n'est pas la discipline comme la discipline, et qui déforment ce que le Tathāgata a dit ou n'a pas dit, pratiqué ou non pratiqué, prescrit ou non prescrit : ils produisent beaucoup de démérite et détruisent le vrai Dhamma. À l'inverse, les bhikkhus qui présentent les choses correctement, conformément à la réalité, obtiennent beaucoup de mérite et aident à préserv
  13. Page 28–30 Ekapuggala-pāḷi – La personne unique au monde Une nouvelle section qui parle de la personne unique dont l'apparition dans le monde est pour le bien et le bonheur du grand nombre : le Tathāgata, l'Arahant, le Parfaitement Éveillé. Le Bouddha montre que son apparition est extrêmement rare dans le monde ; il est un être humain extraordinaire sans égal ; son parinibbāna afflige le grand nombre, et son apparition apporte une grande lumière et l'atteinte des divers chemins et fruits. La section se termine par l'éloge de Sāriputta, qui fait tourne
  14. Page 31–34 Etadagga-pāḷi – Les disciples éminents Le Bouddha proclame l'excellence de chacun de ses disciples dans diverses qualités. Parmi les bhikkhus : Añña Koṇḍañña est le premier par l'ancienneté, Sāriputta par la grande sagesse, Moggallāna par les pouvoirs surnaturels, Ānanda par l'étendue du savoir et le service du Maître. Parmi les bhikkhunīs : Mahāpajāpatī Gotamī, Khemā, Uppalavaṇṇā. Parmi les disciples laïcs hommes : Anāthapiṇḍika ; parmi les disciples laïques femmes : Visākhā. C'est un tableau d'honneur des quatre assemblées bouddhis
  15. Page 34–36 Aṭṭhāna-pāḷi, partie 1 – L'impossible pour celui qui a la vue juste Le Bouddha expose une loi naturelle : il est impossible que la personne accomplie dans la vue, c'est-à-dire à partir de celui qui est entré dans le courant, considère une formation quelconque comme permanente, heureuse ou comme un soi, alors que la personne ordinaire peut encore avoir une telle vue erronée. De plus, il est impossible que la personne accomplie dans la vue tue sa mère, son père ou un arahant, blesse le Tathāgata jusqu'à faire couler son sang, provoque un schisme dans le Saṅgha ou
  16. Page 36–39 Aṭṭhāna-pāḷi, partie 2 – Les femmes et les positions suprêmes, et la loi du kamma Dans la continuité de la partie précédente, le Bouddha montre qu'il est tout aussi impossible que deux monarques universels apparaissent en même temps dans un même système de mondes, et qu'il est impossible qu'une femme soit un Bouddha parfaitement éveillé, un monarque universel, Sakka, Māra ou Brahmā, ces positions étant réservées aux hommes. Il expose ensuite la loi du kamma : il est impossible que la mauvaise conduite en actes, en paroles ou en pensées produise un résultat désirable, et impos
  17. Page 39–40 Aparaekadhammādi-pāḷi – Les dix remémorations, cause du nibbāna Début d'une nouvelle section sur les choses uniques. Le Bouddha montre qu'il existe une chose qui, cultivée et développée, mène exclusivement au désenchantement, au détachement, à la cessation, à l'apaisement, à la connaissance directe, à l'Éveil et au nibbāna : la culture des dix remémorations, à savoir la remémoration du Bouddha, du Dhamma, du Saṅgha, de la vertu, de la générosité, des devas, l'attention à la respiration, l'attention à la mort, l'attention au corps et la remémoration de l'apai
  18. Page 40–43 Vue erronée et vue juste – La comparaison des graines amères et sucrées Le Bouddha enseigne qu'aucune chose n'est, autant que la vue erronée, la cause unique qui fait croître les états malsains ou décliner les états sains, et qu'aucune ne produit l'effet inverse autant que la vue juste ; elles sont aussi respectivement la cause qui mène les êtres vers les états de misère ou vers une bonne destination. Il compare ensuite : chez la personne à la vue erronée, les actes du corps, de la parole et de l'esprit, les intentions et tous les souhaits mènent à ce qui n'est pas
  19. Page 44–46 La personne qui égare ou guide le grand nombre, et le Dhamma bien ou mal enseigné Le Bouddha montre qu'une seule personne à la vue erronée peut détourner le grand nombre du vrai Dhamma vers le faux dhamma, tandis qu'une personne à la vue juste ramène les gens au vrai Dhamma ; il dit qu'aucune faute n'est plus grande que la vue erronée. Il cite l'exemple de Makkhali Gosāla, un homme vain né pour la perte de nombreux êtres, comme un filet tendu à l'embouchure d'une rivière pour le malheur des poissons. Il montre ensuite que dans un Dhamma et une discipline mal enseignés, celui
  20. Page 46–48 Comparaisons sur la rareté des occasions précieuses Le Bouddha compare : de même que les lieux agréables comme les parcs et les bois sont rares au Jambudīpa, tandis que les terrains accidentés et les ravins sont plus nombreux, de même les êtres nés sur la terre ferme sont moins nombreux que ceux nés dans l'eau ; les êtres nés humains, moins nombreux que les non-humains ; ceux nés dans les régions centrales, moins nombreux que ceux nés dans les régions frontalières ; les sages, moins nombreux que les sots ; et ceux qui voient le Tathāgata, entende
  21. Page 48–50 La rareté de la renaissance dans une bonne destination comparée aux mauvaises Le Bouddha reprend la comparaison du chapitre précédent, les lieux agréables moins nombreux que les terrains accidentés, pour montrer que les êtres qui, en quittant la condition humaine, renaissent de nouveau humains sont peu nombreux, comparés à ceux, plus nombreux, qui renaissent en enfer, dans le monde animal ou dans le domaine des esprits affamés. Il en va de même pour ceux qui quittent la condition de deva, l'enfer, le monde animal et le domaine des esprits affamés, en passant en revue tout
  22. Page 50–52 Les pratiques qui inspirent la confiance et la culture du jhāna, même un instant Début de la section Pasādakaradhammādi-pāḷi : c'est un grand gain que de vivre en forêt, de faire la tournée d'aumônes, de porter des robes faites de chiffons, de n'avoir que trois robes, d'être très instruit, d'être un prédicateur du Dhamma et un spécialiste de la discipline, d'avoir peu de désirs et peu de maladies. Le Bouddha enseigne ensuite, selon le même schéma, que même si un bhikkhu cultive les jhānas du premier au quatrième, les quatre demeures divines, les quatre établissements de l'at
  23. Page 52–55 Liste de sujets de méditation, et l'attention au corps comparable à l'océan Cette section passe en revue un grand nombre de sujets de méditation selon le même schéma, les cultiver ne serait-ce que le temps d'un claquement de doigts : la contemplation de formes internes et externes de diverses manières, les quatre absorptions immatérielles, les dix kasiṇas, la perception du repoussant, la perception de la mort, la perception du caractère repoussant de la nourriture, la perception de l'impermanence, de la souffrance et du non-soi, et la culture des dix remémorations avec
  24. Page 56–60 Les bienfaits de l'attention au corps et l'Amata-vagga (fin du Livre des Uns) Dans la continuité de la partie précédente, ce passage expose les bienfaits de la culture de l'attention au corps (kāyagatāsati) : elle mène au sentiment d'urgence spirituelle, à la sagesse, à la libération, aux fruits des quatre chemins et à diverses qualités de sagesse. Suit une série de courts suttas selon le même schéma : celui qui ne cultive pas l'attention au corps est dit ne pas goûter à l'Immortel, sous de nombreux aspects (ne pas goûter, perdre, manquer, négliger, oublier, ne pas pratiq
  25. Page 61–63 Vajja-sutta – Les fautes visibles dans cette vie et les fautes dans la vie future Début du Livre des Deux (Dukanipāta). Le Bouddha expose deux sortes de fautes : la faute visible dans cette vie (diṭṭhadhammika vajja) et la faute dans la vie future (samparāyika vajja). Il décrit de façon détaillée et effrayante les diverses manières dont le roi punit les voleurs, pour montrer que les gens, par peur des sanctions de la loi, s'abstiennent de mal agir ; la faute dans la vie future est le résultat des mauvaises actions qui mène aux états de misère. Il enseigne aux bhikkhus à crain
  26. Page 63 Padhāna-sutta – Les efforts difficiles Le Bouddha expose deux efforts difficiles à accomplir dans le monde : l'effort du laïc pour se procurer les quatre choses nécessaires à la vie, et l'effort de celui qui a quitté le monde pour renoncer à toutes les bases d'attachement (upadhi, souillures et objets d'attachement). Il indique que l'effort pour renoncer à toutes les bases d'attachement est le plus excellent.
  27. Page 63–64 Ce qui tourmente et ce qui ne tourmente pas Deux paires de choses opposées sont exposées : ce qui cause du tourment par la suite (tapanīya), c'est-à-dire avoir commis des méfaits en actes, en paroles et en pensées et ne pas avoir accompli de bonnes actions, et ce qui ne cause pas de tourment (atapanīya), c'est-à-dire l'inverse. Cela enseigne que nos actes présents sont la cause du tourment ou de la sérénité ultérieurs.
  28. Page 64–65 Appaṭivāna-sutta – L'effort sans relâche Le Bouddha raconte deux choses qu'il a découvertes par lui-même : ne pas se contenter des états sains et ne pas relâcher son effort. Il cite la résolution bien connue : même si la chair et le sang se dessèchent, ne laissant que la peau, les tendons et les os, il ne renoncera pas à l'effort tant qu'il n'aura pas atteint ce qui peut être atteint par la force humaine ; ce fut l'origine de son Éveil. Il enseigne aux bhikkhus à fournir le même effort.
  29. Page 65 Contempler l'agrément et contempler le désenchantement Deux choses sont exposées : contempler l'agrément des choses qui enchaînent (saṃyojaniya dhamma), ce qui empêche d'abandonner la passion, la haine et l'illusion et de se libérer de la souffrance ; et contempler le désenchantement envers ces choses, ce qui permet d'abandonner les souillures et de se libérer de toute souffrance.
  30. Page 65–66 Les états sombres, les états clairs, et la honte morale et la crainte morale qui protègent le monde Sont exposés les états sombres (kaṇha dhamma), l'absence de honte et de crainte à l'égard du mal (ahirika, anottappa), et les états clairs (sukka dhamma), la honte morale (hiri) et la crainte morale (ottappa). Le Bouddha montre ensuite que ce sont précisément la honte morale et la crainte morale qui protègent le monde, empêchant les relations sociales, avec la mère, la tante, l'épouse du maître, de se confondre comme chez les animaux.
  31. Page 66 Vassūpanāyikā – Les deux débuts de la retraite des pluies Le Bouddha expose deux débuts de la retraite des pluies : purimikā (le début précoce) et pacchimikā (le début tardif). Cela clôt le premier chapitre, le Kammakaraṇa-vagga, du Livre des Deux.
  32. Page 66–69 Bala-sutta – La force de réflexion et la force de culture mentale Le Bouddha expose deux forces, à trois reprises dans des contextes différents : la force de réflexion (paṭisaṅkhāna-bala), qui consiste à voir le danger des mauvaises conduites et à les abandonner, et la force de culture mentale (bhāvanā-bala), expliquée à la fois en termes des sept facteurs d'Éveil et des quatre jhānas comme la force de celui qui est en entraînement pour abandonner la passion, la haine et l'illusion. Il termine en montrant que le Tathāgata enseigne le Dhamma de deux manières :
  33. Page 71 L'examen de soi du bhikkhu fautif et de celui qui l'accuse Le Bouddha enseigne que dans une affaire litigieuse (adhikaraṇa), si le bhikkhu qui a commis la faute et celui qui l'accuse ne s'examinent pas bien eux-mêmes, l'affaire traînera en longueur, s'envenimera, et le Saṅgha ne vivra pas en paix ; mais si les deux parties s'examinent bien elles-mêmes, l'affaire s'apaisera vite. Il explique en détail comment chaque bhikkhu doit examiner son propre esprit pour qu'aucune rancune ne naisse entre eux.
  34. Page 71–72 Dialogue avec un brahmane – Les causes des mauvaises et des bonnes destinations Un brahmane demande pourquoi certains êtres renaissent dans les états de misère et d'autres dans une bonne destination. Le Bouddha répond que c'est à cause, respectivement, d'une conduite contraire au Dhamma et injuste (adhammacariyā-visamacariyā), et d'une conduite conforme au Dhamma et juste (dhammacariyā-samacariyā). Le brahmane, plein de confiance, se déclare disciple laïc.
  35. Page 72–73 Le brahmane Jāṇussoṇi – Ce qui a été fait et ce qui n'a pas été fait Le brahmane Jāṇussoṇi pose la même question sur les causes des mauvaises et des bonnes destinations. Le Bouddha répond brièvement : à cause de ce qui a été fait et de ce qui n'a pas été fait (katattā et akatattā). Le brahmane ne comprenant pas, il précise que cela désigne le fait d'avoir commis une mauvaise ou une bonne conduite en actes, en paroles et en pensées. Le brahmane, plein de confiance, se déclare disciple laïc.
  36. Page 73–74 Ānanda – Ce qui ne doit absolument pas être fait et ce qui doit l'être Le Bouddha dit à Ānanda qu'il déclare catégoriquement que la mauvaise conduite en actes, en paroles et en pensées ne doit pas être pratiquée, et que la bonne conduite en actes, en paroles et en pensées doit l'être. Quand Ānanda lui demande quels en sont les dangers et les bienfaits, il explique que la mauvaise conduite amène à se reprocher à soi-même, au blâme des sages, à la mauvaise réputation, et à renaître après la mort dans les états de misère, tandis que la bonne conduite produit les effet
  37. Page 74–75 Abandonner le malsain et cultiver le sain, car c'est possible et bénéfique Le Bouddha enseigne que s'il dit d'abandonner le malsain et de cultiver le sain, c'est parce qu'abandonner le malsain et cultiver le sain sont réellement possibles, et qu'une fois accomplis, ils mènent au bien et au bonheur, et non à la souffrance. Il affirme la raison pratique de cet enseignement par une logique simple, qu'il répète deux fois.
  38. Page 75 Ce qui fait disparaître ou perdurer le vrai Dhamma Le Bouddha expose deux choses qui font décliner et disparaître le vrai Dhamma : des mots et des phrases mal disposés et un sens mal interprété ; et deux choses qui le font perdurer : des mots et des phrases bien disposés et un sens bien interprété. Cela montre l'importance de préserver l'enseignement de façon correcte et exacte. Fin du deuxième chapitre, l'Adhikaraṇa-vagga.
  39. Page 75–76 Le sot et le sage face à la faute Deux types de sots sont décrits : celui qui ne voit pas une faute comme une faute, et celui qui n'accepte pas, conformément au Dhamma, les excuses d'autrui. Le sage, lui, voit une faute comme une faute et accepte les excuses conformément au Dhamma. C'est un principe de vie commune au sein du Saṅgha.
  40. Page 76–77 Calomnier le Tathāgata Le Bouddha expose trois façons de calomnier (de faussement accuser) le Tathāgata : parler sous l'effet de la colère ou d'une foi mal placée ; dire qu'il a dit ce qu'il n'a pas dit, ou qu'il n'a pas dit ce qu'il a dit ; et présenter un sutta dont le sens doit être interprété (neyyattha) comme un sutta au sens explicite (nītattha), ou l'inverse. Toutes sont des déformations de son enseignement.
  41. Page 77 La destinée de celui qui dissimule ou révèle ses actes, et la raison de vivre en forêt Le Bouddha montre que celui dont les actes sont dissimulés, qui a une vue erronée ou qui est sans vertu a pour destinée l'enfer ou la naissance animale, tandis que celui qui est ouvert, qui a la vue juste et qui est vertueux a pour destinée la condition de deva ou d'humain. Il expose aussi les deux raisons pour lesquelles il demeure dans des logements en forêt : pour son propre bonheur dans le présent, et par compassion pour les générations futures.
  42. Page 77–78 Samatha et vipassanā – Les choses qui relèvent de la connaissance Le Bouddha expose deux choses qui relèvent de la connaissance : le calme (samatha) et la vision pénétrante (vipassanā). Le calme, cultivé, développe l'esprit et permet d'abandonner la passion ; la vision pénétrante, cultivée, développe la sagesse et permet d'abandonner l'ignorance. En conclusion, la libération de l'esprit naît de l'effacement de la passion, et la libération par la sagesse de l'effacement de l'ignorance. Fin du troisième chapitre, le Bāla-vagga.
  43. Page 78 Le niveau de l'homme sans valeur et celui de l'homme de bien Le Bouddha expose le niveau de l'homme sans valeur, l'ingratitude, le fait de ne pas reconnaître ni rendre les bienfaits reçus (akataññū-akataveditā), et le niveau de l'homme de bien, la gratitude (kataññū-kataveditā). Il dit que la gratitude est louée par tous les êtres nobles et qu'elle est le fondement du bien.
  44. Page 78–79 Deux personnes qu'il est difficile de récompenser : la mère et le père Le Bouddha dit que la mère et le père sont les personnes à qui il est le plus difficile de rendre ce qu'on leur doit : même si l'on portait ses parents sur ses épaules et qu'on les servait pendant cent ans, on n'aurait pas encore entièrement payé sa dette, car ils ont rendu un immense service en élevant leur enfant et en lui montrant ce monde. Mais celui qui amène des parents sans foi à la foi, des parents sans vertu à la vertu, des parents avares à la générosité, des parents de peu de sagesse à
  45. Page 79–80 La doctrine de l'action et la doctrine de la non-action Un brahmane demande quelle est la doctrine de Gotama. Le Bouddha répond qu'il enseigne à la fois l'action et la non-action : il enseigne de ne pas accomplir (akiriya) la mauvaise conduite en actes, en paroles et en pensées, et d'accomplir (kiriya) la bonne conduite en actes, en paroles et en pensées. Le brahmane, plein de confiance, se déclare disciple laïc.
  46. Page 83 Sāriputta expose les personnes aux liens internes et aux liens externes Sāriputta enseigne aux bhikkhus que la personne aux liens internes (vertueuse mais encore retenue par le désir sensuel), après la mort, renaît parmi les devas et reviendra en ce monde (celui qui revient une fois), tandis que la personne aux liens externes (qui a atteint la libération de l'esprit et pratique pour le désenchantement et le détachement à l'égard des plaisirs sensuels et de l'existence) ne reviendra pas (le non-retournant). Un groupe de devas vient louer cet enseignement auprès du Bo
  47. Page 84–85 Mahākaccāna – La cause des querelles entre les différentes classes Le brahmane Ārāmadaṇḍa demande au Vénérable Mahākaccāna pourquoi les nobles, les brahmanes et les maîtres de maison se querellent entre eux. Il répond que c'est à cause de l'attachement et de l'asservissement au désir sensuel, tandis que les samaṇas se querellent à cause de l'attachement aux vues, et que seul le Bienheureux a dépassé à la fois le désir sensuel et l'attachement aux vues. Le brahmane, plein de confiance, se déclare disciple laïc.
  48. Page 86–87 Mahākaccāna – La définition du véritable ancien Le brahmane Kaṇḍarāyana reproche au Vénérable Mahākaccāna de ne pas témoigner de respect aux brahmanes âgés. Celui-ci explique que le Bouddha a exposé ce qu'est un vieux et ce qu'est un jeune : même âgé, celui qui est encore absorbé par les plaisirs sensuels est un sot et ne mérite pas d'être appelé ancien (thera) ; tandis que le jeune qui n'est pas absorbé par les plaisirs sensuels mérite d'être appelé véritable ancien. Le brahmane, plein de confiance, se prosterne devant les jeunes bhikkhus.
  49. Page 87–88 La comparaison des brigands et du roi – Les mauvais et les bons bhikkhus Le Bouddha compare : quand les brigands sont plus puissants que le roi, le pays n'est pas en paix ; de même, quand les mauvais bhikkhus sont plus puissants que les bhikkhus vertueux, les bons bhikkhus doivent se taire et se retirer dans les régions frontalières, au détriment du grand nombre. Mais quand le roi est plus puissant que les brigands, ou les bons bhikkhus plus puissants que les mauvais, c'est pour le bien et le bonheur du grand nombre.
  50. Page 88 La pratique erronée, et la compréhension erronée ou correcte des suttas Le Bouddha déclare qu'il ne loue pas la pratique erronée (micchā-paṭipadā), que ce soit celle d'un laïc ou de quelqu'un qui a quitté le monde, car elle ne permet pas d'atteindre le Dhamma juste. Il montre aussi que les bhikkhus qui comprennent mal les suttas, selon une lettre déformée contraire au sens et au Dhamma, mènent le grand nombre au déclin et font disparaître le vrai Dhamma, tandis que ceux qui les comprennent correctement préservent le vrai Dhamma. Fin du quatrième chapitre, le Samacit
  51. Page 88–96 Parisa-vagga – Dix paires de caractéristiques des assemblées Le Bouddha expose les caractéristiques des assemblées (de moines) sous la forme de dix paires opposées successives : assemblée superficielle ou profonde, divisée ou unie, sans éléments éminents ou avec des éléments éminents, non noble ou noble dans la connaissance des nobles vérités, vile ou pure, formée par l'ostentation ou par le questionnement, attachée aux biens matériels ou au vrai Dhamma, inégale ou égale dans les actes conformes au Dhamma, non conforme au Dhamma ou conforme au Dhamma. Dan
  52. Page 100 La vie commune paisible et la vie commune non paisible Le Bouddha décrit la vie commune non paisible des bhikkhus anciens, intermédiaires et nouveaux : chacun pense du mal des autres, ne veut pas être repris par eux et se fâche s'il l'est ; et la vie commune paisible : chacun s'ouvre et accepte volontiers d'être repris avec bienveillance, sans se fâcher. C'est une ligne de conduite pour vivre ensemble au sein d'un Saṅgha où les âges diffèrent.
  53. Page 100 Les affaires litigieuses – Peuvent-elles s'apaiser ? Le Bouddha montre que dans une affaire litigieuse où les deux parties se contredisent, s'attachent à leurs vues, éprouvent de la rancune et du mécontentement, et ne sont pas apaisées intérieurement, l'affaire traînera en longueur et s'envenimera ; mais si elles sont apaisées intérieurement, l'affaire ne traînera pas. Fin du premier chapitre, le Puggala-vagga, du Dutiya-paṇṇāsaka.
  54. Page 100–102 Sukha-vagga – Plus de dix paires de bonheurs Le Bouddha expose le bonheur sous la forme de plus de dix paires opposées successives, par exemple : bonheur du laïc et bonheur de la vie monastique, bonheur des plaisirs sensuels et bonheur du renoncement, bonheur avec bases d'attachement et sans bases d'attachement, bonheur avec souillures et sans souillures, bonheur physique et bonheur mental, bonheur avec joie et sans joie, etc. Dans chaque paire, il indique que le bonheur libre de souillures ou orienté vers la sortie des plaisirs sensuels (
  55. Page 102–104 Sanimitta-vagga – L'origine des états malsains Le Bouddha expose, en une série de courts suttas au même schéma, que les états malsains naissent parce qu'il y a un signe, une cause et une condition, des formations, des sensations, des perceptions, une conscience ou un objet conditionné ; ils ne naissent pas sans raison. Abandonner ces choses est donc la voie de la cessation des états malsains. Cela souligne le principe que le malsain a toujours des causes et des conditions.
  56. Page 104–105 Dhamma-vagga – Liste de paires de qualités Une suite de courtes paires de qualités, presque sans explication supplémentaire, par exemple : libération de l'esprit et libération par la sagesse, effort et non-distraction, nom et forme, connaissance et libération, vue de l'existence et vue de la non-existence, absence de honte et absence de crainte morale, honte morale et crainte morale, difficulté à être repris et mauvaise amitié, facilité à être repris et bonne amitié, habileté dans les éléments et habileté dans l'attention, habileté dans
  57. Page 105–108 Bāla-vagga – Le sot et le sage dans la perception du juste et du faux (fin du Dutiya-paṇṇāsaka) Le Bouddha présente le sot et le sage sous plusieurs aspects de la perception du juste et du faux : se charger d'un fardeau qui n'est pas encore venu ou ne pas porter celui qui est déjà là ; tenir pour permis ce qui ne l'est pas et pour non permis ce qui l'est ; tenir pour faute ce qui n'en est pas une et pour non-faute ce qui en est une ; tenir pour Dhamma ce qui n'est pas le Dhamma et inversement ; tenir pour discipline ce qui n'est pas la discipline et inversement. Il reprend ensuite le même
  58. Page 108–110 Āsā-vagga – Les espoirs difficiles à abandonner, et les causes de la passion, de la haine et des vues Début du Tatiya-paṇṇāsaka (le troisième groupe de cinquante suttas). Le Bouddha expose deux espoirs difficiles à abandonner : l'espoir du gain et l'espoir de vivre ; deux personnes rares dans le monde : celle qui rend service la première et celle qui est reconnaissante ; celle qui est rassasiée et celle qui rassasie les autres ; deux personnes difficiles à satisfaire : celle qui garde ce qu'elle reçoit sans rien en faire et celle qui le dépense sans cesse. Il expose les causes de l'apparition de
  59. Page 110 La mesure de comparaison des disciples : Sāriputta et Moggallāna Le Bouddha expose la mesure (tulā) selon laquelle un bhikkhu plein de foi doit aspirer : « Puissé-je être comme Sāriputta et Moggallāna », qui sont la mesure des disciples bhikkhus ; et selon laquelle une bhikkhunī pleine de foi doit aspirer à être comme Khemā et Uppalavaṇṇā, qui sont la mesure des bhikkhunīs. Le passage concernant le disciple laïc plein de foi commence mais est coupé, car c'est la fin de ce fichier ; la suite se trouve dans la partie suivante.
  60. Page 111–112 Tulā-sutta, et le blâme et la louange sans réflexion Fin du sutta où le Bouddha propose le maître de maison Citta et Hatthaka d'Āḷavī comme « mesure », c'est-à-dire modèle de référence du bon disciple laïc, et Khujjuttarā et Nandamātā de Veḷukaṇṭaka comme modèle de la bonne disciple laïque. Cela montre qu'il propose des personnes réelles comme exemples auxquels les membres de la communauté peuvent se comparer. Suivent deux courts suttas sur le sot qui blâme ou loue autrui sans avoir réfléchi ni examiné au préalable : il se nuit à lui-même et est b
  61. Page 112–114 La conduite erronée envers la mère, le père et le Tathāgata (fin de l'Āyācana-vagga) Deux suttas sur deux choses par lesquelles le sot se conduit mal : une conduite erronée envers sa mère et son père, et une conduite erronée envers le Tathāgata et ses disciples, qui lui apportent démérite et dommage, contrairement au sage qui se conduit correctement envers ces personnes. Suivent trois courtes paires qui concluent l'Āyācana-vagga : purifier l'esprit et ne s'attacher à rien au monde ; la colère et la rancune ; et ce qui permet d'éliminer la colère et la rancune.
  62. Page 114–116 Dāna-vagga – Le don matériel et le don du Dhamma Le Dāna-vagga se compose d'une série de courts suttas. Chaque paire compare le don matériel (āmisa) et le don du Dhamma, par exemple : le don, le sacrifice (yāga), le renoncement (cāga), l'abandon (pariccāga), la jouissance, le partage des jouissances, la répartition, l'aide, le soutien et la compassion. Pour chaque paire, le Bouddha conclut de même que le « don du Dhamma », le fait de donner le Dhamma, est toujours supérieur au don matériel, car c'est une aide pour l'esprit et la sagesse, d'une
  63. Page 116–118 Santhāra-vagga – L'hospitalité et la quête selon le Dhamma sont supérieures à celles du monde Le Santhāra-vagga suit le même schéma que le Dāna-vagga : il présente une autre série de paires comparant ce qui est matériel et ce qui relève du Dhamma : l'accueil (santhāra), l'accueil bienveillant, la recherche (esanā, pariyesanā, pariyeṭṭhi), la vénération, l'hospitalité (ātitheyya), les pouvoirs, la prospérité, les joyaux, l'accumulation et l'abondance. Chaque paire se termine par la conclusion que ce qui relève du Dhamma est toujours supérieur à ce qui est matériel, soulignant l'idée que l
  64. Page 118–120 Samāpatti-vagga – Paires de qualités de progrès et de déclin (fin du troisième paṇṇāsaka) Une série de courts suttas présente des qualités par paires, à cultiver ou à abandonner, par exemple : l'habileté à entrer dans les recueillements et à en sortir ; la droiture et la douceur ; la patience et la gentillesse ; ne pas garder les portes des sens et ne pas connaître la mesure dans la nourriture (côté du déclin), en regard de la garde des portes des sens et de la juste mesure (côté du progrès) ; la force de réflexion et la force de culture mentale ; le calme et la vision pénétrante ; l
  65. Page 120–123 Suttas hors des paṇṇāsakas – Paires de souillures et leurs conséquences pour la destinée Un groupe de suttas non inclus dans les paṇṇāsakas utilise la forme abrégée (peyyāla) pour présenter selon un même schéma diverses paires de souillures, par exemple : colère et rancune, dénigrement et rivalité, envie et avarice, tromperie et fourberie, absence de honte et absence de crainte morale, ainsi que les paires opposées du côté sain. Ils montrent que celui qui a ces souillures vit dans la souffrance, déchoit des qualités de celui qui est en entraînement et renaît en enfer après la mort,
  66. Page 123–124 Les deux raisons de l'établissement des règles d'entraînement et des divers points de discipline Ce sutta explique les raisons, présentées par deux, pour lesquelles le Tathāgata a établi les règles d'entraînement et les diverses règles de conduite pour ses disciples : pour le bien-être du Saṅgha et pour contenir les personnes sans scrupule ; pour prévenir les souillures et les inimitiés et dangers présents et futurs ; par compassion pour les laïcs et pour couper la voie aux personnes aux désirs mauvais ; et pour la persistance du vrai Dhamma. Le même principe sert à expliquer les raisons du
  67. Page 125 Deux choses à cultiver pour connaître directement la passion et les diverses souillures (fin du Livre des Deux) Le dernier sutta du Livre des Deux montre que deux choses, le calme (samatha) et la vision pénétrante (vipassanā), doivent être cultivées pour la connaissance directe, la pleine compréhension, la destruction, l'effacement, la cessation et l'abandon de la passion. Le même schéma est ensuite étendu à un grand nombre d'autres souillures : la haine, l'illusion, la colère, la rancune, le dénigrement, la rivalité, l'envie, l'avarice, la tromperie, la fourberie, l'obstination, l'emportement, l'orgueil,
  68. Page 127–128 Début du Livre des Trois, Bāla-vagga – Tous les dangers viennent du sot Début du Livre des Trois (Tikanipāta) et de son premier chapitre, le Bāla-vagga. Au Jetavana, le Bouddha dit que tous les dangers, calamités et malheurs qui surviennent viennent du sot, et non du sage. Il compare : un feu qui part d'une hutte d'herbe ou de roseaux peut se propager et brûler même une maison à pignon bien enduite, aux portes et fenêtres bien closes ; de même, le danger qui vient du sot se propage et cause de vastes dommages. Il enseigne donc à éviter les trois qualités du sot et à
  69. Page 128–129 Les caractéristiques du sot et du sage en actes, en paroles et en pensées Deux courts suttas expliquent que le sot et le sage diffèrent par leurs actes : le sot se conduit mal en actes, en paroles et en pensées, tandis que le sage se conduit bien en actes, en paroles et en pensées. Sont ensuite présentés les trois signes et comportements du sot : il pense mal, parle mal et agit mal, ce qui permet aux sages de reconnaître un sot, un homme sans valeur ; à l'inverse, le sage pense bien, parle bien et agit bien, et les sages le reconnaissent comme un homme de bien.
  70. Page 130–131 Le sot ne voit pas ses fautes, le sage interroge et répond avec discernement Une série de courts suttas présente diverses caractéristiques qui distinguent le sot du sage : le sot ne voit pas une faute comme une faute, ne la corrige pas conformément au Dhamma quand il la voit, et n'accepte pas, conformément au Dhamma, les excuses d'autrui ; le sage fait tout le contraire. Il est aussi question du sot qui pose des questions et y répond sans discernement, et ne se réjouit pas quand un autre répond bien, contrairement au sage qui interroge et répond avec discernement et se r
  71. Page 132–133 Les actes nuisibles du sot, et les trois taches qui mènent à l'enfer ou au ciel (fin du Bāla-vagga) Le sutta montre que le sot a des actes du corps, de la parole et de l'esprit qui causent du tort (sabyāpajjha), tandis que le sage a des actes qui ne causent pas de tort (abyāpajjha). Cela mène au dernier sutta du chapitre, sur trois taches : l'immoralité, l'envie et l'avarice. Si on ne les abandonne pas, on renaît en enfer après la mort, comme si l'on y était jeté ; si on les abandonne, on renaît au ciel après la mort. Le premier chapitre, le Bāla-vagga, se termine par des stances récapitulativ
  72. Page 133–134 Début du Rathakāra-vagga – Le bhikkhu renommé qui mène les gens à leur perte ou à leur bien Début du deuxième chapitre, le Rathakāra-vagga. Il montre qu'un bhikkhu bien connu (ñātaka bhikkhu), s'il incite les gens à des actes du corps, de la parole et à des vues non conformes au Dhamma, agit au détriment et au malheur du grand nombre, devas et humains ; à l'inverse, le bhikkhu qui incite les gens à la bonne voie agit pour le bien et le bonheur du grand nombre. Cela reflète la responsabilité envers la société de ceux qui ont une influence religieuse.
  73. Page 134–135 Ce dont un roi et un bhikkhu doivent se souvenir toute leur vie Le sutta compare les trois choses dont un roi guerrier ayant reçu l'onction royale doit se souvenir toute sa vie, le lieu de sa naissance, le lieu de son sacre et le lieu où il a remporté une bataille, aux trois choses dont un bhikkhu doit lui aussi se souvenir toute sa vie : le lieu où il a quitté le monde, le lieu où il a réalisé les quatre nobles vérités telles qu'elles sont, et le lieu où il a atteint la libération des souillures par la sagesse supérieure. Cela montre que les tournants majeu
  74. Page 142 Le récit du roi Pacetana et du charron – La roue faite à la hâte et la roue faite avec soin Un récit comparatif sur le charron du roi Pacetana, qui passe six mois à fabriquer une roue avec soin jusqu'à ce qu'elle soit sans défaut, mais seulement six jours à fabriquer l'autre à la hâte. Quand on fait rouler les deux roues, celle faite à la hâte vacille et tombe, tandis que celle faite avec soin roule droit comme si elle était fixée à un essieu. Le Bouddha révèle qu'il était ce charron dans une vie passée, expert des courbures et défauts du bois, et qu'il est aujourd'hui expert des courb
  75. Page 142–144 La pratique infaillible pour la destruction des souillures : garder les sens, connaître la mesure dans la nourriture, rester vigilant Le sutta expose trois qualités grâce auxquelles le bhikkhu suit une pratique sûre et sans erreur, et prend un départ correct pour la destruction des souillures : la maîtrise des six sens, en ne s'attachant ni aux signes ni aux détails lorsqu'il perçoit les objets ; la connaissance de la mesure dans la nourriture, en considérant qu'il mange pour entretenir le corps et la vie sainte, et non pour le plaisir ou l'embellissement ; et l'effort de vigilance, c'est-à-dire purifier l'esprit des états qui
  76. Page 144–145 Les actes qui nuisent à soi et aux autres, et la honte de prétendre mener la vie sainte pour le ciel Un court sutta montre que la mauvaise conduite en actes, en paroles et en pensées nuit à soi-même, aux autres et aux deux, contrairement à la bonne conduite en actes, etc., qui ne nuit à personne. Le Bouddha dit ensuite que si des ascètes d'autres écoles demandent aux bhikkhus s'il mène la vie sainte pour renaître dans le monde des devas, ceux-ci devraient s'en sentir gênés, honteux et dégoûtés ; car si même la fortune divine des devas est un motif de gêne quand elle est le but de la vie sainte,
  77. Page 145–148 La comparaison du marchand – Les facteurs de prospérité en richesse et en qualités saines (fin du Rathakāra-vagga) Le Bouddha compare : un marchand qui ne s'applique pas à son commerce le matin, à midi et le soir ne peut ni acquérir de richesse ni faire fructifier celle qu'il a ; de même, un bhikkhu qui ne s'applique pas au signe de concentration à ces trois moments de la journée n'atteint pas les qualités saines. Il expose ensuite trois qualités qui font rapidement prospérer un marchand : avoir un bon œil (connaître le prix des marchandises), être habile (savoir acheter et vendre) et avoir de bons appuis (j
  78. Page 151 Début du Puggala-vagga – Témoin corporel, parvenu par la vue, libéré par la foi : lequel est supérieur ? Sāriputta, Saviṭṭha et Mahākoṭṭhita discutent pour savoir lequel de trois types de personnes est supérieur : le témoin corporel (kāyasakkhī), celui qui est parvenu par la vue (diṭṭhippatta) et celui qui est libéré par la foi (saddhāvimutta). Chacun estime supérieure la personne qui correspond à la faculté dominante qu'il préfère (respectivement la foi, la concentration, la sagesse). Ne parvenant pas à s'accorder, ils vont interroger le Bouddha, qui répond qu'il est difficile de trancher catégori
  79. Page 151–153 La comparaison des trois sortes de malades – Raison de l'autorisation des remèdes et de l'enseignement du Dhamma Le Bouddha expose trois sortes de malades dans le monde : celui qui ne guérit pas, qu'il reçoive ou non une nourriture, des remèdes et des soins appropriés ; celui qui guérit, qu'il les reçoive ou non ; et celui qui ne guérit que s'il reçoit une nourriture, des remèdes et des soins appropriés. C'est la raison pour laquelle il a autorisé, dans la discipline, la nourriture pour les malades, les remèdes pour les malades et les soignants pour les malades. Il compare ensuite cela aux trois sortes de
  80. Page 153–154 Trois sortes de personnes selon les actes intentionnels accumulés : vers un monde de souffrance, de bonheur ou mêlé Le sutta expose trois sortes de personnes selon les actes du corps, de la parole et de l'esprit qu'elles ont façonnés par habitude. Celle qui façonne des actes nuisibles (sabyāpajjha) accède à un monde de souffrance exclusive, comme les êtres des enfers ; celle qui façonne des actes non nuisibles (abyāpajjha) accède à un monde de bonheur exclusif, comme les devas Subhakiṇhā ; et celle qui façonne les deux sortes d'actes mêlées accède à un monde où bonheur et souffrance sont mêlés, comme les huma
  81. Page 155 Les trois sortes de personnes les plus secourables Le sutta présente trois sortes de personnes très secourables envers autrui : celle grâce à laquelle on prend refuge dans le Bouddha, le Dhamma et le Saṅgha ; celle grâce à laquelle on comprend les quatre nobles vérités telles qu'elles sont ; et celle grâce à laquelle on atteint la libération des āsava par la sagesse supérieure. Cette dernière est la plus secourable ; nul n'est plus secourable qu'elle, et aucune rétribution ne saurait suffire à s'acquitter envers elle, pas même en se prosternant,
  82. Page 155–157 L'esprit comparé à une plaie, à l'éclair et au diamant Le sutta compare trois sortes de personnes selon la nature de leur esprit. La personne colérique et vite irritée a un esprit semblable à une plaie purulente qui, au simple contact d'une branche ou d'une pierre, laisse aussitôt couler du pus. Celle qui comprend les quatre nobles vérités telles qu'elles sont a un esprit semblable à l'éclair qui, un instant, fait voir les formes dans l'obscurité. Quant à l'arahant dont les āsava sont éteints, son esprit est semblable au diamant, que rien au monde n
  83. Page 157–158 Les personnes à fréquenter ou non selon la vertu, la concentration et la sagesse Le sutta présente trois sortes de personnes quant à la fréquentation : celle qui nous est inférieure en vertu, en concentration et en sagesse ne doit pas être fréquentée, sauf par bienveillance et compassion ; celle qui nous est égale doit être fréquentée, car on pourra discuter ensemble harmonieusement du Dhamma, de la vertu, de la concentration et de la sagesse ; et celle qui nous est supérieure doit être fréquentée avec respect, afin de compléter ce qui nous manque encore. Il se conclut par u
  84. Page 158–161 Les personnes à éviter avec dégoût, à ignorer avec équanimité et à fréquenter Le sutta présente trois sortes de personnes envers lesquelles il faut agir différemment. La personne sans vertu doit être évitée avec dégoût et jamais fréquentée : elle est comme un serpent souillé d'excréments qui, même sans mordre, salit et empeste, et la mauvaise réputation de celui qui la fréquente se répand aussi. La personne colérique et vite irritée doit être laissée de côté avec équanimité, sans être fréquentée : elle est comme une plaie purulente, comme le bois d'ébénier qui éclate bruy
  85. Page 161–162 Ceux dont la parole est comme l'excrément, comme la fleur et comme le miel Le sutta compare trois sortes de personnes selon leur parole. Celui dont la parole est comme l'excrément est le témoin qui, interrogé, ment délibérément dans son propre intérêt, dans celui d'autrui ou pour un petit profit matériel. Celui dont la parole est comme la fleur est le témoin qui dit la vérité selon ce qu'il sait et a vu, sans mentir délibérément. Celui dont la parole est comme le miel est celui qui a abandonné les paroles dures et ne dit que des paroles douces, agréables, réjouissantes
  86. Page 164 L'aveugle, le borgne et celui qui a deux yeux Le sutta compare trois sortes de personnes selon l'œil de la sagesse. L'aveugle n'a ni l'œil pour acquérir des richesses ni l'œil pour discerner le sain du malsain. Le borgne n'a que l'œil pour acquérir des richesses, sans l'œil pour connaître le Dhamma ; il cherche donc la richesse par des moyens justes et injustes, comme le vol, l'escroquerie et le mensonge, et finit par renaître en enfer. Celui qui a deux yeux possède à la fois l'œil pour acquérir des richesses et l'œil pour connaître le Dham
  87. Page 164–165 La sagesse comme un pot renversé et la sagesse comme un giron (début du sutta, inachevé) Début d'un sutta présentant trois sortes de personnes selon leur manière d'écouter le Dhamma. La première a « une sagesse comme un pot renversé » : elle va régulièrement écouter le Dhamma mais ne prête attention ni au début, ni au milieu, ni à la fin de l'enseignement, comme l'eau versée sur un pot renversé qui ruisselle et ne s'y garde pas. La deuxième a « une sagesse comme un giron » : elle écoute attentivement pendant l'enseignement mais oublie tout en se levant de son siège, comme des friand
  88. Page 166–167 La personne à la sagesse vaste (fin du Puggala-vagga) Fin d'un sutta commencé avant ce volume, qui compare trois types de personnes allant régulièrement écouter le Dhamma auprès des bhikkhus : celle à la sagesse renversée (qui ne retient rien), celle à la sagesse comme un giron (qui retient mais oublie facilement) et celle à la sagesse vaste (qui écoute, comprend et retient vraiment), avec la comparaison du pot renversé où l'eau ne peut demeurer. Le sutta se termine par des stances résumant la valeur de la sagesse vaste : celui qui la possède prati
  89. Page 167–168 Les familles comparables à Brahmā Début du quatrième chapitre, le Devadūta-vagga. Le Bouddha déclare que la famille où les enfants honorent leur mère et leur père dans leur propre maison est comme une famille ayant chez elle Brahmā, les premiers maîtres et ceux qui sont dignes d'offrandes, car la mère et le père soutiennent et élèvent leurs enfants et leur montrent ce monde. Le texte se termine par des stances enseignant que l'enfant sage doit rendre hommage à sa mère et à son père et les servir en leur donnant nourriture, boiss
  90. Page 168–171 La concentration libre de l'idée de « moi » et de « mien » Ānanda demande au Bouddha quelle concentration doit avoir un bhikkhu pour ne plus s'attacher au corps et aux objets extérieurs comme « moi » et « mien ». Le Bouddha répond que lorsque le bhikkhu voit que l'apaisement de toutes les formations, le renoncement à toutes les bases d'attachement (upadhi), l'extinction de la soif et le nibbāna sont ce qu'il y a de plus paisible et de plus sublime, il atteint cette concentration ; il cite une stance du Pārāyana, dans la question de Puṇṇaka. Ensuite Sāri
  91. Page 171–173 Les trois causes des actes (kamma) Le Bouddha enseigne que l'avidité (lobha), l'aversion (dosa) et l'égarement (moha) sont les causes des actes malsains ; les actes nés d'elles portent leurs fruits dans l'existence où l'on naît, comme de bonnes semences plantées dans un bon champ poussent vigoureusement. La non-avidité, la non-aversion et le non-égarement sont les causes des actes sains ; et lorsque l'avidité, la colère et l'égarement ont disparu, ces actes sont coupés à la racine et ne portent plus de fruit, comme des semences b
  92. Page 173–175 Hatthaka Āḷavaka-Sutta Hatthaka, un jeune homme d'Āḷavī, rencontre le Bouddha qui séjourne dans une forêt d'acacias en hiver. Intrigué, il lui demande s'il dort heureux, car l'air est froid et sa couche très simple. Le Bouddha lui répond par une question et une comparaison : un maître de maison possédant un palais luxueux et chaud peut pourtant mal dormir si la passion, l'aversion et l'égarement brûlent encore son esprit ; lui-même a abandonné définitivement la passion, l'aversion et l'égarement, et il peut donc dormi
  93. Page 175–180 Devadūta-Sutta – Les messagers divins Le Bouddha présente les trois messagers divins – la vieillesse, la maladie et la mort – qui apparaissent à tous les êtres humains. Lorsqu'une personne ayant commis de mauvaises actions renaît en enfer après la mort, le roi Yama lui demande si elle a vu ces messagers et si elle a pris conscience qu'il fallait faire le bien. Quand elle répond qu'elle a été négligente et ne l'a pas fait, Yama lui indique que ces mauvaises actions, elle les a faites elle-même et doit en recevoir elle-même le fruit.
  94. Page 183 La stance de Sakka sur l'uposatha Sakka, le roi des devas, avait récité aux devas de Tāvatiṃsa une stance disant que quiconque est semblable à lui devrait observer l'uposatha aux jours importants de la quinzaine. Le Bouddha fait remarquer que cette stance était mal dite par Sakka, car Sakka lui-même n'est pas encore libéré de la passion, de l'aversion, de l'égarement, de la naissance, de la vieillesse et de la mort, et il ne lui convenait donc pas de parler ainsi. C'est plutôt le bhikkhu arahant, dont les āsava sont éteints, à q
  95. Page 183–186 La vie raffinée du Bouddha et les trois ivresses Le Bouddha raconte la vie extrêmement confortable qu'il menait lorsqu'il était prince : des étangs de lotus, des vêtements du pays de Kāsi, trois palais selon les saisons. Mais lorsqu'il considéra qu'il était lui aussi, par nature, sujet à la vieillesse, à la maladie et à la mort, comme ceux qu'il avait autrefois regardés avec dégoût, il abandonna complètement l'ivresse de la jeunesse, de la santé et de la vie (les trois mada). Il explique ensuite que l'homme ordinaire non instruit, enivré par c
  96. Page 186–190 Les trois prééminences et la fin du Devadūta-vagga Le Bouddha présente trois prééminences (adhipateyya, principes que l'on prend comme référence suprême) pour le bhikkhu vivant en forêt : la prééminence de soi (attādhipateyya : avoir honte de se conduire d'une manière indigne de celui qui s'est fait moine pour se libérer de la souffrance), la prééminence du monde (lokādhipateyya : craindre que les ascètes, les brahmanes ou les devas dotés de l'œil divin ne voient sa bassesse) et la prééminence du Dhamma (dhammādhipateyya : respecter le Dhamma-Vi
  97. Page 190–192 Sur la foi et le don (Cūḷa-vagga) Début de la deuxième cinquantaine, avec le Cūḷa-vagga (le petit chapitre), qui rassemble plusieurs suttas courts sur la foi et le don : le fils de bonne famille doté de foi obtient beaucoup de mérite lorsque la foi, l'objet à donner et un destinataire digne sont réunis ; les signes auxquels on reconnaît qu'une personne a la foi (le désir de voir les personnes vertueuses, le désir d'écouter le Dhamma, l'absence d'avarice) ; les bienfaits d'enseigner le Dhamma à autrui ; les conditions qui font qu
  98. Page 192–193 Les caractéristiques du conditionné et du non-conditionné, et le grand arbre de l'Himalaya Le Bouddha enseigne que les choses conditionnées (saṅkhata) ont trois caractéristiques : l'apparition, la disparition et le changement pendant qu'elles durent ; le nibbāna, le non-conditionné (asaṅkhata), est à l'opposé : aucune de ces trois caractéristiques n'y apparaît. Il compare ensuite : de même qu'un grand sāla de la forêt himalayenne croît en branches, en feuilles, en écorce et en cœur de bois, de même la famille qui s'appuie sur un maître de maison doté de foi croît en foi, en vertu et e
  99. Page 193–196 Les trois domaines de l'effort et le grand voleur comparé au mauvais bhikkhu (fin du Cūḷa-vagga et de la première cinquantaine) Le Bouddha présente les trois domaines où il faut faire effort : s'efforcer d'empêcher l'apparition du malsain non encore apparu, s'efforcer de faire apparaître le sain non encore apparu, et s'efforcer d'endurer patiemment les sensations corporelles douloureuses déjà apparues. Il compare ensuite le grand voleur doté de trois qualités – il s'appuie sur un terrain accidenté, sur un fourré épais et sur la force (la protection de personnes puissantes) – et réussit ainsi ses pillages, au mauvais bhik
  100. Page 197–199 Deux vieux brahmanes demandent un enseignement Début de la deuxième cinquantaine, avec le premier chapitre, le Brāhmaṇa-vagga. Deux vieux brahmanes viennent demander au Bouddha un enseignement pour leur bien-être et leur bonheur durables. Il leur dit que le monde est emporté (upanīyati) par la vieillesse, la maladie et la mort, que nul ne peut y résister, et que seule la retenue du corps, de la parole et de l'esprit sera un refuge après la mort. Dans le sutta suivant, les deux mêmes brahmanes reviennent l'interroger ; cette fois il enseigne
  101. Page 199–203 Le Dhamma visible par soi-même et le nibbāna visible par soi-même Ce passage réunit trois suttas où différents brahmanes demandent le sens des expressions « le Dhamma que celui qui l'atteint peut voir par lui-même » (sandiṭṭhika dhamma) et « le nibbāna visible par soi-même ». Le Bouddha explique chaque fois de la même façon : celui dont l'esprit est dominé par la passion, l'aversion et l'égarement pense à nuire à lui-même, aux autres et aux deux à la fois ; lorsqu'il a abandonné ces souillures, il ne pense plus à nuire. Tel est le Dhamma visible par soi-même,
  102. Page 204 Pourquoi les êtres humains sont aujourd'hui moins nombreux Un riche brahmane demande pourquoi, autrefois, les villes et les villages étaient densément peuplés, alors qu'aujourd'hui les êtres humains sont moins nombreux. Le Bouddha explique trois causes : les êtres humains de ce temps sont épris de choses illicites et d'une avidité anormale, au point de prendre des armes tranchantes pour s'entretuer ; la pluie ne tombe pas en saison, ce qui provoque la famine ; et les yakkha lâchent des bêtes féroces et des êtres non humains qui attaquent les hommes. Tou
  103. Page 204–207 L'ascète errant Vacchagotta : le don et l'absence de distinction de caste L'ascète errant Vacchagotta interroge le Bouddha sur une rumeur selon laquelle il enseignerait de ne faire des dons qu'à lui et à ses disciples. Le Bouddha le dément et déclare que celui qui empêche autrui de donner fait obstacle au mérite du donateur et au gain du bénéficiaire, et se nuit d'abord à lui-même. Même verser l'eau de rinçage de ses ustensiles pour les créatures d'une mare d'eaux usées procure du mérite ; mais le don fait à une personne vertueuse porte plus de fruit que le don fait à
  104. Page 231 Les dangers qui séparent mère et enfant, et ceux qui ne les séparent pas Le Bouddha présente trois dangers que les gens ordinaires appellent habituellement « dangers qui séparent la mère et l'enfant » : l'incendie, l'inondation et les troubles causés par des bandits. Mais il montre que, même lorsque la mère et l'enfant peuvent se retrouver, il existe trois vrais dangers où personne ne peut aider personne : la vieillesse, la maladie et la mort ; la mère ne peut pas obtenir que son enfant y échappe à sa place. Il indique que le noble sentier octuple est le seul chemin
  105. Page 231–237 Uccāsayana-mahāsayana-Sutta, à Venāgapura Au cours de ses pérégrinations, le Bouddha arrive au village de Venāgapura. Les brahmanes maîtres de maison viennent le voir et louent son apparence. Le brahmane Vacchagotta l'interroge sur les couches hautes et larges (uccāsayana-mahāsayana), que les renonçants ne devraient pas utiliser. Le Bouddha répond que lui-même obtient sans difficulté trois sortes de couches : la couche divine (entrer dans les quatre jhāna en marchant, debout, assis ou couché), la couche de Brahmā (rayonner la bienveilla
  106. Page 237–241 Sarabha-Sutta : l'ascète errant aux prétentions mensongères Un ascète errant nommé Sarabha, après avoir quitté le Dhamma-Vinaya, proclame devant l'assemblée des gens de Rājagaha qu'il a entièrement compris le Dhamma des ascètes fils des Sakya et qu'il l'a quitté pour cette raison. Les bhikkhus en informent le Bouddha, qui se rend auprès de Sarabha et lui demande à trois reprises quel est ce Dhamma qu'il a compris. Sarabha reste silencieux et ne peut répondre aucune des trois fois. Après le départ du Bouddha, les autres ascètes errants se moquent de Sarab
  107. Page 241–248 Kālāma-Sutta (Kesaputtiya-Sutta) Les Kālāma du bourg de Kesaputta sont perplexes, car les divers ascètes et brahmanes de passage louent chacun leur propre doctrine et blâment celles des autres ; ils demandent au Bouddha qui croire. Il leur donne cet enseignement célèbre : ne pas croire simplement parce qu'une chose a été transmise par ouï-dire, par les textes, par la logique ou par la crédibilité d'un maître, mais examiner par soi-même si ces choses mènent à l'avidité, à la colère, à l'égarement et au tort. Quand on sait claire
  108. Page 248–253 Sāḷha-Sutta : Nandaka enseigne les petits-fils de Migāra Le vénérable Nandaka enseigne le Dhamma à la manière du Kālāma-Sutta à Sāḷha et Rohaṇa, petits-fils de Migāra, le riche marchand. Il leur fait voir par eux-mêmes que l'avidité, l'aversion et l'égarement poussent les gens à commettre les cinq mauvaises actions et apportent la souffrance, tandis que la non-avidité, la non-aversion et le non-égarement mènent au bonheur. Une fois cela vu clairement, il faut abandonner le mauvais et adopter le bon, puis rayonner les quatre demeures divines (brahmavih
  109. Page 253–256 Kathāvatthu-Sutta : les caractéristiques de celui avec qui l'on peut discuter du Dhamma Le Bouddha présente les sujets de conversation selon les trois temps : le passé, le futur et le présent. Il enseigne comment reconnaître si une personne est « apte à la discussion » ou « inapte à la discussion » : en observant si elle répond aux questions de façon directe, en distinguant, par une contre-question ou en les mettant de côté comme il convient, et si elle s'en tient aux principes sans se dérober ni montrer de colère. Le texte se termine par des stances enseignant aux nobles de discut
  110. Page 256–258 La différence entre la passion, l'aversion et l'égarement Le Bouddha enseigne aux bhikkhus à répondre aux questions des ascètes d'autres écoles : la passion (rāga) est peu blâmable mais lente à disparaître, l'aversion (dosa) est très blâmable mais rapide à disparaître, et l'égarement (moha) est très blâmable et lent à disparaître. Il explique ensuite les conditions qui font apparaître ou croître la passion, l'aversion et l'égarement, à savoir l'attention inappropriée portée à un objet beau ou à un objet qui heurte l'esprit, et ce qui les empêche d'appa
  111. Page 258–263 Les racines du malsain et les racines du sain Le Bouddha présente les trois racines du malsain – l'avidité, l'aversion et l'égarement – qui poussent les gens à nuire à autrui en tuant, en emprisonnant ou en mentant, et qui les font appeler des gens qui parlent à contretemps, qui mentent et qui disent des choses inutiles. À l'opposé, les trois racines du sain – la non-avidité, la non-aversion et le non-égarement – font de quelqu'un une personne qui dit la vérité et parle au bon moment. Il donne une comparaison : de même qu'un arbre enlacé pa
  112. Page 263–275 Uposatha-Sutta : la disciple laïque Visākhā Visākhā, la mère de Migāra, vient voir le Bouddha un jour d'uposatha. Il lui présente trois sortes d'uposatha : l'uposatha du bouvier (ne penser qu'à la nourriture, sans rien d'essentiel), l'uposatha des Nigaṇṭha (une bienveillance inégale et l'enseignement de dire des mensonges) et le noble uposatha, qui purifie l'esprit souillé par la remémoration du Bouddha, du Dhamma, du Saṅgha, de sa propre vertu et des devas, puis par l'observance des huit préceptes pendant ce jour et cette nuit, à l'exemp
  113. Page 276–277 Stances finales de l'Uposatha-Sutta et fin du deuxième chapitre, le Mahā-vagga Cette partie contient les stances finales de l'Uposatha-Sutta (commencé avant ce fichier). Elles décrivent les huit facteurs de l'uposatha : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas boire d'alcool, observer la chasteté, ne pas manger en dehors des heures permises, ne pas porter de fleurs, de parfums ni de parures, et dormir sur une couche basse. Elles comparent ensuite : même la clarté de la lune et du soleil, les étoiles et tous les joyaux du monde n'égalent pas même un seizième des bie
  114. Page 277–279 L'ascète errant Channa interroge Ānanda sur l'abandon de la passion, de l'aversion et de l'égarement Début du troisième chapitre, l'Ānanda-vagga. L'ascète errant Channa va trouver Ānanda et lui demande si, du côté bouddhiste, on prescrit aussi l'abandon de la passion, de l'aversion et de l'égarement. Ānanda explique que celui qui est dominé par la passion, l'aversion et l'égarement pense à nuire à lui-même et aux autres, se conduit mal en corps, en parole et en pensée, et ne connaît pas vraiment son propre bien ni celui d'autrui ; lorsque ces souillures sont abandonnées, c'est l'inverse. Le che
  115. Page 280–282 Un maître de maison disciple des Ājīvaka interroge Ānanda sur le Dhamma bien énoncé Un maître de maison, disciple des Ājīvaka, va demander à Ānanda de qui le Dhamma est bien énoncé, qui pratique bien dans le monde et qui est bien allé dans le monde. Ānanda procède par des contre-questions, jusqu'à ce que le maître de maison réponde lui-même : celui qui enseigne le Dhamma pour abandonner la passion, l'aversion et l'égarement, celui qui pratique pour abandonner ces souillures, et celui chez qui la passion, l'aversion et l'égarement sont déracinés, voilà ceux qui énoncent bien le
  116. Page 282–283 Mahānāma le Sakya demande ce qui vient en premier, la concentration ou la connaissance Mahānāma le Sakya demande au Bienheureux, à peine remis d'une maladie, si la concentration précède la connaissance ou si la connaissance précède la concentration. Ānanda, craignant que la question ne soit trop profonde pour le Bouddha qui vient de guérir, emmène Mahānāma à l'écart pour en discuter. Il lui explique la vertu, la concentration et la sagesse de celui qui est encore en formation (sekha) et de celui qui a achevé sa tâche (asekha), et montre que le noble disciple accompli en vertu, en
  117. Page 285 Abhaya le Licchavi interroge sur Nigaṇṭha Nātaputta et les trois usures Abhaya le Licchavi raconte à Ānanda que Nigaṇṭha Nātaputta se prétend omniscient, connaissant et voyant à chaque instant, et enseigne que la pureté vient de la consumation des actes anciens par l'ascèse et de l'abstention d'actes nouveaux. Ānanda explique que le Bouddha a enseigné trois véritables usures (nijjarā) : être vertueux, développer les jhāna jusqu'au quatrième jhāna, et ne pas commettre d'actes nouveaux tout en épuisant les actes anciens en en éprouvant soi-même les fruits. Le jeune Li
  118. Page 285–287 La confiance inébranlable dans le Triple Joyau Le Bienheureux enseigne à Ānanda que, par compassion, il faut encourager ses amis, collègues, parents et proches à s'établir dans une confiance inébranlable (aveccappasāda) dans le Bouddha, le Dhamma et le Saṅgha, et il cite les formules de louange des qualités de chacun. Il affirme qu'il est impossible qu'un noble disciple doté d'une telle confiance renaisse en enfer, dans le monde animal ou dans le domaine des peta, et que cela est plus certain encore que la possibilité que les quatre éléments
  119. Page 287–289 Ānanda demande le sens de « l'existence » (bhava) Ānanda demande à deux reprises au Bienheureux ce qu'est « l'existence » (bhava). Il l'explique par une comparaison : le kamma est comme le champ, la conscience comme la semence, et la soif comme l'humidité qui permet à la conscience de s'établir dans un élément inférieur (existence sensuelle), moyen (existence de la forme) ou sublime (existence sans forme), ce qui est la cause d'une nouvelle existence dans l'avenir. Les deux fois, le contenu est presque identique, avec seulement de petites diffé
  120. Page 289 Toutes les observances, tous les vœux et toute vie sainte portent-ils du fruit ? Ānanda demande si toutes sortes de préceptes, de vœux et de vie sainte portent du fruit de la même façon. Le Bienheureux répond que ce n'est pas toujours certain : cela dépend de ce qui croît lorsqu'on les pratique, les états malsains ou les états sains. Si le malsain croît, on considère qu'ils ne portent pas de fruit ; si le sain croît, qu'ils en portent. Ānanda fait correctement la distinction, ce qui satisfait le Maître, qui le loue comme un disciple en formation (sekha) dont il est difficile
  121. Page 290–291 Le parfum qui va contre le vent Ānanda interroge sur les trois sortes de parfums (celui des racines, celui du cœur du bois, celui des fleurs) qui ne se répandent que dans le sens du vent, et demande s'il existe un parfum qui se répand à la fois dans le sens du vent et contre le vent. Le Bienheureux répond que oui : c'est le parfum de la renommée de la personne qui a pris refuge dans le Triple Joyau, qui est vertueuse, de bon caractère, à l'esprit libre d'avarice et qui se réjouit de donner ; les ascètes, les brahmanes et les d
  122. Page 291–294 Le disciple Abhibhū et la voix du Tathāgata ; fin de l'Ānanda-vagga Ānanda raconte avoir entendu dire qu'Abhibhū, disciple du Bouddha Sikhī, se tenant dans le monde de Brahmā, pouvait faire entendre sa voix dans mille systèmes de mondes, et il demande jusqu'où le Bienheureux en est capable. Le Bouddha explique la structure de l'univers à ses différents niveaux (le millier de systèmes de mondes, le double millier, jusqu'au grand millier cubique) et déclare que, s'il le souhaite, il peut répandre sa lumière et faire entendre sa voix dans le plus vaste d'entre eux.
  123. Page 294–295 Les tâches de l'ascète et la comparaison de l'âne qui suit le troupeau Début du quatrième chapitre, le Samaṇa-vagga. Le Bienheureux déclare que l'ascète a trois tâches : s'entraîner à la vertu supérieure, à l'esprit supérieur et à la sagesse supérieure. Il donne la comparaison de l'âne qui suit un troupeau de vaches en criant « Moi aussi, je suis une vache », alors qu'il n'a ni l'aspect, ni le cri, ni les traces de pas d'une vraie vache : il en est ainsi de certains bhikkhus qui suivent la communauté mais n'ont pas, comme les autres bhikkhus, un réel désir de s'exe
  124. Page 295–296 La comparaison des tâches préalables du cultivateur Le Bienheureux donne la comparaison des trois tâches que le cultivateur doit accomplir en premier : bien labourer et herser la terre, semer en temps voulu, et faire entrer et sortir l'eau en temps voulu. Il les compare aux trois tâches que le bhikkhu doit accomplir en premier : s'entraîner à la vertu supérieure, à l'esprit supérieur et à la sagesse supérieure, fondement indispensable avant que les fruits de la pratique n'apparaissent.
  125. Page 296–297 Un bhikkhu vajjien se plaint du nombre de règles ; définition du sekha Un bhikkhu, fils des Vajji, se plaint au Bouddha que les règles récitées chaque quinzaine sont plus de 150 et qu'il ne peut pas s'y exercer. Le Bienheureux lui demande s'il peut s'exercer aux trois entraînements : la vertu, l'esprit et la sagesse. Le bhikkhu répondant que oui, il lui dit qu'en s'exerçant aux trois entraînements, la passion, l'aversion et l'égarement seront abandonnés d'eux-mêmes ; ce bhikkhu s'exerce alors aux trois entraînements jusqu'à l'accomplissement. Ensuite, un autre bhik
  126. Page 297–299 Toutes les règles se résument aux trois entraînements, jusqu'à l'entrée dans le courant Le Bienheureux déclare que les plus de 150 règles se résument toutes aux trois entraînements : la vertu supérieure, l'esprit supérieur et la sagesse supérieure. Il présente les niveaux de pratique : le bhikkhu qui accomplit pleinement la vertu mais ne pratique la concentration et la sagesse que dans une certaine mesure, même s'il commet encore de petites fautes et s'en relève, s'il est ferme et inébranlable dans les règles qui sont le fondement de la vie sainte, devient un sotāpanna qui ne peut
  127. Page 303 Les trois entraînements accomplis mènent à l'état d'arahant Le Bienheureux conclut que le bhikkhu qui accomplit pleinement les trois, la vertu, la concentration et la sagesse, atteint la libération de l'esprit et la libération par la sagesse et devient, par l'extinction des āsava, un arahant dans cette vie même. Et même s'il n'atteint pas encore le plus haut degré, il obtient les fruits correspondant au degré qu'il a atteint, depuis le sotāpanna jusqu'aux différents types d'anāgāmī. Il affirme que les règles qu'il a établies ne sont jamais sans fruit, qu
  128. Page 303–304 Définition brève des trois entraînements et stances finales Le Bienheureux définit directement et brièvement les trois entraînements : l'entraînement à la vertu supérieure (être vertueux), l'entraînement à l'esprit supérieur (développer les jhāna jusqu'au quatrième jhāna) et l'entraînement à la sagesse supérieure (connaître les quatre nobles vérités telles qu'elles sont ou, selon une autre formulation, l'extinction des āsava). Le texte se termine par des stances enseignant au pratiquant d'être énergique, attentif, maître de ses sens, constant jour et nui
  129. Page 304–308 Le mécontentement de Kassapagotta et les critères pour louer un bhikkhu Au village de Paṅkadhā, le Bienheureux donne un enseignement sur les règles de discipline, ce qui mécontente Kassapagotta, le bhikkhu résidant. Après le départ du Bouddha, Kassapagotta regrette sa faute, le suit et la lui confesse en personne. Le Bouddha accepte sa confession et déclare que reconnaître sa faute et y remédier selon le Dhamma est un progrès dans la discipline des nobles. Il explique ensuite les critères selon lesquels il loue ou ne loue pas un bhikkhu, qu'il soit ancien, de rang m
  130. Page 309–310 Les tâches urgentes du cultivateur et du bhikkhu Début du cinquième chapitre, le Loṇaphala-vagga. Le Bienheureux donne la comparaison du cultivateur qui doit se hâter de labourer, de semer et de faire venir l'eau, mais qui n'a pas le pouvoir de faire mûrir le riz immédiatement : il doit attendre le moment approprié. Il en est de même du bhikkhu qui doit s'exercer d'urgence aux trois entraînements ; la libération des āsava se produira lorsque le moment sera venu, et non par le simple désir de l'obtenir.
  131. Page 310–312 Les trois retraites des autres écoles comparées aux trois retraites de ce Dhamma-Vinaya Le Bienheureux explique que les ascètes errants d'autres écoles prescrivent trois formes de retraite : la retraite par le vêtement (écorce, vieux tissus, etc.), la retraite par la nourriture (manger des herbes, des légumes, du son) et la retraite par le lieu de séjour (la forêt, le pied d'un arbre, le cimetière). Mais dans ce Dhamma-Vinaya, il présente les trois véritables retraites : être vertueux et retiré de la non-vertu, avoir la vue juste et être retiré de la vue fausse, avoir éteint les ās
  132. Page 312 La comparaison du soleil d'automne et de l'œil du Dhamma Le Bienheureux compare le soleil d'automne qui, dans un ciel sans nuages ni brume, brille et dissipe toute l'obscurité de l'air, à l'apparition chez le noble disciple de l'œil du Dhamma sans poussière ni tache. Quand il a vu le Dhamma, trois liens (la croyance en une personnalité, le doute, l'attachement aux règles et aux rites) sont abandonnés, et il se défait aussi de la convoitise et de la malveillance ; il ne peut plus revenir tourner dans le cycle à cause de ces liens, même s'il mourait à c
  133. Page 320 La comparaison de l'étoffe grossière et de l'étoffe de Kāsi : le bhikkhu sans vertu et le bhikkhu vertueux Le Bienheureux compare une étoffe grossière qui, qu'elle soit neuve, à moitié usée ou vieille, a une vilaine couleur, un toucher rêche et peu de valeur, et finit par servir à essuyer les marmites ou par être jetée aux ordures, au bhikkhu sans vertu : quelle que soit son ancienneté, sa parole n'a pas de poids et il est méprisé dans la communauté. À l'opposé, l'étoffe du pays de Kāsi, même vieille, reste belle, douce au toucher et d'un grand prix, au point qu'on s'en sert pour envelopper des joyau
  134. Page 320–322 Le kamma et son fruit ne sont pas fixés d'avance : le sel dans un peu d'eau et dans le Gange Le Bienheureux réfute la doctrine déterministe selon laquelle une personne reçoit toujours exactement le fruit correspondant à l'acte accompli, car s'il en était ainsi, la vie sainte menée pour mettre fin à la souffrance serait inutile ; en réalité, le fruit d'un acte dépend aussi des qualités de celui qui l'accomplit. Il donne la comparaison d'un morceau de sel mis dans une petite tasse d'eau, qui la rend trop salée pour être bue, alors que le même morceau de sel mis dans le Gange ne peut pas d
  135. Page 322–324 La comparaison du pauvre emprisonné et du riche, et du voleur de moutons Poursuivant le sutta précédent, le Bienheureux ajoute d'autres comparaisons : un pauvre peut être emprisonné pour une petite dette, alors qu'un riche ou un roi ne le sera jamais pour la même somme ; et un pauvre qui vole un mouton peut être puni aussitôt par le berger, mais si c'est un riche ou un roi, personne n'ose le punir, et l'on doit au contraire le flatter pour récupérer l'animal. Cela montre qu'un même petit acte mauvais a un fruit lourd pour celui qui n'a pas développé le corps, la vert
  136. Page 324–326 La comparaison de l'affinage de l'or et de l'abandon des impuretés de l'esprit Le Bienheureux compare l'affinage de l'or, où l'on doit d'abord laver les impuretés grossières comme la terre, le sable et le gravier, puis les impuretés moyennes comme le gros sable et le sable fin, et enfin les impuretés subtiles comme la poussière noire, jusqu'à ce qu'il ne reste que l'or pur que l'orfèvre peut fondre pour en faire des bijoux, au bhikkhu qui cultive l'esprit supérieur : il doit abandonner successivement les impuretés grossières (les mauvaises conduites en corps, en parole et
  137. Page 326–329 Les six connaissances supérieures nées d'un esprit pur et stable Lorsque l'esprit du bhikkhu est calme, stable et libre d'impuretés, même au niveau des pensées sur le Dhamma, c'est une véritable concentration qui n'a plus besoin d'être maintenue par l'effort. À partir d'un esprit ainsi prêt, le bhikkhu peut orienter son esprit vers la réalisation des six connaissances supérieures (abhiññā) comme il le souhaite : les pouvoirs psychiques (iddhividha, manifester divers pouvoirs), l'oreille divine (entendre les sons humains et divins), la connaissance de l'esprit
  138. Page 329–330 Les trois signes auxquels doit prêter attention le bhikkhu qui cultive l'esprit supérieur (inachevé) Le Bienheureux enseigne que le bhikkhu qui cultive l'esprit supérieur doit prêter attention, en alternance et au moment opportun, à trois signes : le signe de la concentration, le signe de l'effort (paggaha) et le signe de l'équanimité. S'il ne prête attention qu'à un seul d'entre eux tout le temps, son esprit tombe dans la paresse, dans l'agitation, ou ne peut pas se stabiliser pour l'extinction des āsava. Il commence à donner la comparaison de l'orfèvre qui, pour affiner l'or, doit alternative
  139. Page 331 Fin du Loṇaphala-vagga et de la deuxième cinquantaine Fin du sutta poursuivi depuis la partie précédente, qui enseigne au bhikkhu cultivant l'esprit supérieur de ne pas s'attacher à un seul signe (le signe de la concentration, le signe de l'effort, le signe de l'équanimité), mais d'y prêter attention en alternance au moment opportun ; alors seulement l'esprit devient souple, apte au travail, lumineux et stable pour l'extinction des āsava. Le texte se termine par une stance récapitulative des sujets du Loṇaphala-vagga, le cinquième chapitre, et anno
  140. Page 332–334 Sambodhi-vagga : l'attrait, le danger et l'échappatoire du monde Le Bouddha raconte qu'avant son éveil, il examina l'attrait (assāda), le danger (ādīnava) et l'échappatoire (nissaraṇa) du monde, et que, lorsqu'il les eut vus clairement tels qu'ils sont, il put déclarer être un Bouddha parfaitement éveillé. Il affirme avoir recherché et compris ces trois choses à fond par la sagesse, et explique que c'est parce que le monde a un attrait et un danger que les êtres tantôt s'y attachent avec plaisir, tantôt s'en lassent, et que c'est parce qu'il existe une échapp
  141. Page 335 Les ascètes et brahmanes qui connaissent le monde ; le chant et la danse ; ce dont on ne se rassasie pas Le Bouddha déclare que les ascètes et brahmanes qui ne connaissent pas clairement l'attrait, le danger et l'échappatoire du monde tels qu'ils sont ne sont pas de vrais ascètes ni de vrais brahmanes ; seuls ceux qui les connaissent méritent ce nom. Il enseigne ensuite que, dans la discipline des nobles, le chant est comparable aux pleurs et la danse à la folie, et il mentionne trois choses dont on ne se rassasie jamais : le sommeil, la boisson alcoolisée et les rapports sexuels.
  142. Page 335–338 Anāthapiṇḍika-Sutta : l'esprit protégé et l'esprit non protégé Le Bouddha dit au riche marchand Anāthapiṇḍika que lorsque l'esprit n'est pas protégé, les actes du corps, de la parole et de l'esprit ne le sont pas non plus ; ils sont alors imprégnés de souillures et se corrompent, ce qui conduit à une mauvaise mort, comme une maison à pignon mal couverte dont le toit et les murs fuient et pourrissent aussi. À l'inverse, l'esprit protégé rend les trois sortes d'actes purs et conduit à une bonne mort, comme une maison bien couverte qui ne prend pas l'eau. Le s
  143. Page 338–341 Les trois causes des actes et le désir né des objets des trois temps Le Bouddha montre que les causes des actes sont au nombre de trois – l'avidité, l'aversion et l'égarement – qui rendent les actes malsains, blâmables, porteurs de souffrance et source d'autres actes encore ; la non-avidité, la non-aversion et le non-égarement sont les causes des actes sains, qui mènent à la cessation des actes. Il explique ensuite que le désir (chanda) apparaît lorsque l'esprit rumine des objets propres à susciter le désir et la passion, qu'ils soient passés, futurs ou présents
  144. Page 342–343 Ceux qui vont en enfer, les choses rares, les personnes faciles ou difficiles à sonder L'Āpāyika-vagga s'ouvre en nommant trois sortes de personnes qui, si elles n'abandonnent pas leur conduite, vont en enfer : celui qui ne mène pas la vie sainte mais prétend la mener, celui qui calomnie quelqu'un qui mène une vie sainte pure, et celui qui estime qu'il n'y a pas de faute dans les plaisirs sensuels et s'y adonne. Le Bouddha mentionne ensuite trois choses rares dans le monde : l'apparition d'un Tathāgata, une personne qui enseigne le Dhamma-Vinaya proclamé par le Tathāgata, et une p
  145. Page 345 Ceux qui atteignent les absorptions sans forme et le sort différent de l'homme ordinaire et du noble disciple Le Bouddha présente trois sortes de personnes qui atteignent respectivement les absorptions sans forme de la sphère de l'espace infini, de la sphère de la conscience infinie et de la sphère du néant, s'y complaisent et s'y attachent, et renaissent comme devas dans ces existences, dont la durée de vie s'étend sur des milliers d'éons. Mais lorsque l'homme ordinaire arrive au terme de sa vie dans cette existence, il peut encore renaître en enfer, dans le monde animal ou parmi les peta ; tandis que
  146. Page 345–348 Défaillance et accomplissement de la vertu, de l'esprit et de la vue Le Bouddha présente trois défaillances : la défaillance de la vertu, la défaillance de l'esprit (la convoitise et la malveillance) et la défaillance de la vue (la vue fausse qui nie les actes et leurs fruits), qui font renaître les êtres dans les états de misère après la mort ; et, à l'opposé, trois accomplissements : l'accomplissement de la vertu, de l'esprit et de la vue, qui mènent à une destinée heureuse. Le second sutta reprend le même contenu, avec la comparaison d'un joyau lancé en l'air
  147. Page 348–352 Défaillance et accomplissement de l'action et des moyens d'existence ; les trois puretés Le Bouddha présente une autre série de défaillances et d'accomplissements : de l'action (kammanta), des moyens d'existence (ājīva) et de la vue. Il présente ensuite les trois puretés (soceyya), du corps, de la parole et de l'esprit, à deux niveaux : la pureté du laïc (s'abstenir de tuer, de voler, d'une conduite sexuelle incorrecte, du mensonge, etc.) et la pureté plus élevée du bhikkhu, qui comprend la connaissance lucide des obstacles (nīvaraṇa) présents dans son propre esprit.
  148. Page 352–353 Les trois formes de sagesse silencieuse ; fin de l'Āpāyika-vagga Le Bouddha présente trois voies de l'état de sage silencieux (moneyya) : par le corps (s'abstenir de tuer, de voler et de l'incontinence), par la parole (s'abstenir du mensonge, etc.) et par l'esprit (la libération par l'extinction des āsava). Une stance conclut que celui qui est accompli dans ces trois formes de moneyya mérite le nom de muni, qui a abandonné toutes les souillures. Ce passage clôt le deuxième chapitre, l'Āpāyika-vagga.
  149. Page 353–356 Kusināra-vagga : le bhikkhu attaché à la nourriture d'aumône, et les bhikkhus querelleurs ou unis À Kusinārā, le Bouddha enseigne que le bhikkhu qui, ayant accepté une invitation, se délecte et s'attache à la nourriture raffinée offerte par un maître de maison, voit naître en lui des pensées de plaisirs sensuels, de malveillance et de nuisance ; le don fait à un tel bhikkhu porte donc peu de fruit. À l'inverse, le bhikkhu qui ne s'y attache pas a des pensées de renoncement, de non-malveillance et de non-nuisance, et le don porte beaucoup de fruit. Il déclare ensuite que la région où les bhik
  150. Page 356 Enseigner le Dhamma par la connaissance directe, avec des raisons et de façon merveilleuse Au sanctuaire de Gotamaka, à Vesālī, le Bouddha déclare qu'il enseigne le Dhamma après l'avoir lui-même connu directement, avec des raisons à l'appui et de façon merveilleuse, et non de manière vague. Parce qu'il enseigne ainsi, ses exhortations et ses instructions méritent la confiance et la joie des bhikkhus. Pendant cet enseignement, la terre trembla.
  151. Page 356–359 Mahānāma le Sakya et Bharaṇḍu Kālāma à Kapilavatthu Lorsque le Bouddha arrive à Kapilavatthu, Mahānāma le Sakya lui prépare un logement à l'ermitage de Bharaṇḍu Kālāma, ancien compagnon de vie sainte du Bouddha. Cette nuit-là, le Bouddha interroge Mahānāma sur trois sortes de maîtres qui ont, à des degrés différents, la compréhension complète des plaisirs sensuels, des formes et des sensations, puis demande si le but ultime de ces trois maîtres est le même ou différent. Bharaṇḍu Kālāma soutient qu'il est le même, mais le Bouddha affirme à trois r
  152. Page 360 Le jeune deva Hatthaka, insatiable de trois choses Le jeune deva Hatthaka vient rendre visite au Bouddha au Jetavana. Il lui dit que les pratiques qu'il suivait lorsqu'il était humain, il les suit encore au ciel, et il raconte que, lorsqu'il était humain, il est mort sans s'être rassasié de trois choses : voir le Bouddha, écouter le vrai Dhamma et servir le Saṅgha. Cela montre une foi ardente qui le suit jusque dans l'existence suivante.
  153. Page 360–362 La comparaison de la chose amère : l'odeur de pourriture et les mouches des mauvaises pensées Le Bouddha voit un bhikkhu à l'esprit agité et sans retenue pendant sa tournée d'aumônes et l'avertit de ne pas faire de lui-même « une chose crue et pourrie », car les mouches ne s'attroupent pas sur ce qui n'est pas pourri. Il explique ensuite aux bhikkhus que la convoitise est l'odeur de pourriture, la malveillance est l'humidité, et les pensées malsaines sont les mouches qui s'attroupent sur l'esprit de celui qui ne maîtrise pas ses sens. Une stance conclut que celui qui est doté de vertu et
  154. Page 362–364 Pourquoi des femmes vont dans les états de misère ; Anuruddha atteint l'état d'arahant Anuruddha demande au Bouddha pour quelle raison des femmes renaissent dans les états de misère. Le Bouddha répond que c'est parce que leur esprit est dominé par l'avarice le matin, par la jalousie à midi et par le désir sensuel le soir. Ensuite, Anuruddha s'entretient avec Sāriputta de l'œil divin qu'il a obtenu. Sāriputta lui montre que la fierté de posséder l'œil divin est de l'orgueil (māna), que l'effort excessif est de l'agitation (uddhacca) et que la satisfaction concernant la libération e
  155. Page 364–366 Ce qui brille caché ou à découvert ; les personnes comparées à trois sortes de traits Le Bouddha présente trois choses qui brillent lorsqu'elles sont cachées et non lorsqu'elles sont découvertes : les femmes, les formules des brahmanes et la vue fausse ; à l'opposé, la lune, le soleil et le Dhamma-Vinaya proclamé par le Tathāgata ne brillent que lorsqu'ils sont découverts. Il compare ensuite trois sortes de personnes à un trait tracé sur la pierre, sur la terre et sur l'eau, selon que leur colère dure longtemps ou disparaît vite. Ce passage clôt le troisième chapitre, le Kusināra
  156. Page 368 Yodhājīva-vagga : la comparaison du guerrier et du bhikkhu qui a réalisé le Dhamma Le chapitre s'ouvre par la comparaison du guerrier qui tire loin, qui atteint sa cible en un instant et qui peut disperser une grande armée, et qui mérite ainsi la récompense du roi. Il en est ainsi du bhikkhu qui voit clairement que les cinq agrégats, passés, futurs et présents, ne sont pas un soi (tirer loin), qui connaît les quatre nobles vérités telles qu'elles sont (atteindre la cible) et qui détruit la grande masse de l'ignorance (disperser l'armée) : il mérite respect et vénération comme
  157. Page 368–370 Trois sortes d'assemblées, l'ami véritable, les trois caractéristiques comme loi naturelle, la couverture de cheveux et la doctrine de Makkhali Le texte parle de trois sortes d'assemblées et des qualités de l'ami à fréquenter : celui qui donne ce qui est difficile à donner, fait ce qui est difficile à faire et supporte ce qui est difficile à supporter. Le Bouddha présente ensuite un principe essentiel : qu'un Tathāgata apparaisse ou non, la vérité selon laquelle toutes les formations sont impermanentes et insatisfaisantes et que tous les phénomènes sont non-soi est une loi naturelle solidement établie ; le Tathāgata ne fait que la décou
  158. Page 378 Maṅgala-vagga : les trois sortes d'actes qui mènent en enfer ou au ciel ; le sot et le sage Le Bouddha enseigne que celui qui accomplit des actes du corps, de la parole et de l'esprit malsains, blâmables, contraires au Dhamma et impurs est conduit en enfer comme s'il y était jeté, tandis que celui dont les trois sortes d'actes sont sains, irréprochables, conformes au Dhamma et purs va au ciel. Il répète ce même principe plusieurs fois avec des termes différents (blâmable et irréprochable, inégal et égal, impur et pur), puis conclut que le sot, dépourvu de sagesse, se nuit à lui-même pa
  159. Page 378–379 Les trois façons de rendre hommage ; le moment faste vient de la bonne conduite ; fin du Maṅgala-vagga Le Bouddha présente trois façons de rendre hommage : par le corps, par la parole et par l'esprit. Il enseigne ensuite que les êtres qui se conduisent bien en corps, en parole et en pensée, le matin, à midi ou le soir, ont pour eux-mêmes une bonne matinée, un bon midi et une bonne soirée. Le texte se termine par des stances célèbres : le moment favorable, le bon augure et la bonne aube viennent des actions justes et non des étoiles. Ce passage clôt le cinquième chapitre, le Maṅgala-vagga, et la t
  160. Page 380–383 Trois voies de pratique : la complaisance, la mortification et la voie du milieu Section de suttas qui n'appartiennent à aucune cinquantaine. Elle commence par trois voies de pratique : la voie grossière de la complaisance (estimer qu'il n'y a pas de faute dans les plaisirs sensuels), la voie de la mortification brûlante (avec une description détaillée des observances d'ascètes nus qui tourmentent leur corps de diverses manières) et la voie du milieu, à savoir les quatre fondements de l'attention. Le Bouddha l'enseigne une seconde fois en élargissant la voie du milieu à l'en
  161. Page 383–385 Accomplir soi-même et inciter autrui aux dix voies d'action, qui mènent en enfer ou au ciel Le Bouddha enseigne que celui qui, à la fois, accomplit lui-même, incite autrui à accomplir et approuve les dix voies d'action malsaines (tuer, voler, se conduire mal sexuellement, mentir, médire, parler durement, bavarder futilement, convoiter, être malveillant, avoir une vue fausse) est conduit en enfer ; tandis que celui qui s'en abstient lui-même, incite autrui à s'en abstenir et approuve cette abstention renaît au ciel.
  162. Page 385 Trois choses pour connaître directement et abandonner la passion ; fin du Tika-Nipāta Le dernier sutta de ce volume enseigne que, pour connaître directement, comprendre pleinement et abandonner complètement la passion, il faut développer trois concentrations : la concentration sur la vacuité (suññata-samādhi, voir l'absence de soi), la concentration sans signe (animitta-samādhi, ne pas s'attacher aux signes) et la concentration sans désir (appaṇihita-samādhi, sans aspiration). Le Bouddha déclare que le même principe s'applique à dix-sept autres souillures, comme l'aversion, l'éga