— C’est extraordinaire, Bhanté, c’est inouï : il n’y a ni étalage fait de son propre enseignement, ni dénigrement de celui des autres, il n’y a que l’enseignement du Dhamma dans sa propre sphère, le sens étant exprimé sans y mêler sa personne. Vous, Bhanté Ananda, vous professez un enseignement pour l’abandon de l’avidité, vous professez un enseignement pour l’abandon de l’aversion, vous professez un enseignement pour l’abandon de la délusion. Votre enseignement, Bhanté Ananda, est bien exposé. Vous, Bhanté Ananda, vous pratiquez pour l’abandon de l’avidité, vous pratiquez pour pour l’abandon de l’aversion, vous pratiquez pour pour l’abandon de la délusion. Vous, Bhanté, vous pratiquez bien dans le monde. Vous, Bhanté Ananda, vous avez abandonné l’avidité, vous l’avez coupée à la racine, vous l’avez rendue telle une souche de palmier, vous l’avez anéantie, vous l’avez rendue incapable de réapparaître dans le futur, vous avez abandonné l’aversion, vous l’avez coupée à la racine, vous l’avez rendue telle une souche de palmier, vous l’avez anéantie, vous l’avez rendue incapable de réapparaître dans le futur, vous avez abandonné la délusion, vous l’avez coupée à la racine, vous l’avez rendue tel une souche de palmier, vous l’avez anéantie, vous l’avez rendue incapable de réapparaître dans le futur. Vous avez bien fait dans le monde. C’est excellent, Bhanté, excellent ! Tout comme on redresserait ce qui était renversé, ou bien on révélerait ce qui était caché, ou on montrerait le chemin à quelqu’un qui se serait perdu, ou on allumerait une lampe dans l’obscurité (en pensant :) “Ceux qui possèdent une bonne vue verront les formes”, de la même manière le vénérable Ananda a expliqué le Dhamma de diverses façons. Bhanté, nous allons en refuge au Fortuné, ainsi qu’au Dhamma et à la Communauté des mendiants. Que le vénérable Ananda me retienne à l’esprit en tant que disciple étant allé en refuge à compter d’aujourd’hui et pour la vie. »